Attentat à New York: ce que l'on sait

01/11/17 à 18:20 - Mise à jour à 18:20

Source: Afp

Le point sur ce que l'on sait de l'attentat à la camionnette-bélier qui a fait huit morts et 12 blessés mardi à New York, perpétré au nom du groupe Etat islamique par un Ouzbek de 29 ans, installé aux Etats-Unis depuis 2010.

Attentat à New York: ce que l'on sait

© BELGAIMAGE

- L'attentat -

Peu après 15H00 (19H00 GMT), Sayfullo Saipov fonce au volant de sa camionnette de location sur une piste cyclable dans le quartier huppé et touristique de TriBeCa, dans le sud-ouest de Manhattan, où les riverains s'apprêtent à fêter Halloween.

Il roule sur plus d'un kilomètre, fauchant piétons et cyclistes avant de percuter un bus de ramassage scolaire, forçant l'arrêt de sa course sanglante.

Il sort alors de son véhicule, muni d'un pistolet de paint-ball et d'un pistolet à plomb. Blessé par un policier, il est emmené dans un hôpital de la ville.

- Allégeance à l'Etat islamique -

Sayfullo Saipov a perpétré son attentat au "nom de l'EI" après "plusieurs semaines" de préparation, a révélé mercredi le chef adjoint de la police de New York, John Miller.

La police a découvert sur les lieux de l'attaque un message manuscrit en arabe citant l'EI. "Il y avait des symboles et des mots. Mais le coeur du message était que l'Etat islamique serait éternel", a précisé M. Miller, ajoutant que l'assaillant semble avoir "suivi à la lettre les instructions" données par le groupe jihadiste sur les réseaux sociaux pour mener ce type d'attentat.

Sayfullo Saipov "était lié à l'EI et s'est radicalisé" aux Etats-Unis, avait indiqué plus tôt le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, qui a qualifié le jeune homme de "loup solitaire".

- L'assaillant -

Arrivé aux Etats-Unis en mars 2010, Sayfullo Saipov résidait légalement aux Etats-Unis, selon la police. Il n'avait jamais fait l'objet d'enquêtes de la police fédérale (FBI) ou de New York, d'après les autorités.

Chauffeur de la société Uber, il aurait toutefois été arrêté à deux reprises pour des infractions au code de la route, selon plusieurs médias.

Sayfullo Saipov aurait résidé dans l'Ohio et en Floride avant de s'installer à Paterson, dans le New Jersey.

Il était marié et avait des enfants, selon des médias américains.

- Des victimes internationales -

A l'image de New York, ville cosmopolite et aimant touristique, les victimes venaient de plusieurs pays.

Une femme belge, originaire de Roulers, et cinq Argentins - des anciens camarades d'école qui fêtaient le 30e anniversaire de leur diplôme, originaires de la ville de Rosario - font partie des huit personnes décédées. Deux Américains sont également décédés, a indiqué mercredi le chef des pompiers de New York, Dan Nigro.

On dénombre également 12 blessés, selon Dan Nigro. Deux des trois Belges se trouvent dans un état critique, rapporte mercredi la VRT qui cite le consulat général belge. Les trois blessés appartiennent à la même famille. Il s'agirait d'un père, d'une mère et de leur enfant. "Les blessures vont d'une amputation bilatérale à des traumatismes graves du crane, du cou, du dos et de la poitrine ainsi que des blessures aux bras et aux jambes", a précisé Dan Nigro.

- Lieux de l'attentat -

Ancien quartier bohème aux nombreux immeubles industriels et rues pavées, TriBeCa est aujourd'hui connu pour ses lofts d'artistes aux prix exorbitants, nombreuses boutiques et cafés. Plusieurs écoles y sont installées, dont le prestigieux lycée Stuyvesant, tout proche des lieux de l'attentat. Ses élèves font souvent du sport dans le quartier, où cette longue piste cyclable arborée longe la rivière Hudson.

- 'Vous ne gagnerez pas' -

Les autorités ont rapidement lancé un message de défiance après l'attentat, proclamant que la vie des New-Yorkais devait continuer malgré tout.

Le grand défilé de Halloween prévu dans le quartier voisin de West Village a été maintenu mardi soir. Et le grand marathon de dimanche, qui réunit chaque année plus de 50.000 coureurs et attire des dizaines de milliers de touristes, sera organisé, avec des mesures de sécurité renforcées.

"Nous ne sommes pas terrorisés, vous ne gagnerez pas", a déclaré mercredi le gouverneur de New York, Andrew Cuomo.

"Faites ce que vous faites le mieux, soyez des New-Yorkais. Montrez au monde entier que vous ne ploierez pas devant la terreur", a renchéri le maire de la ville, Bill de Blasio, lors de la même conférence de presse.

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