Attaque contre "Charlie Hebdo" : sept personnes en garde, les deux auteurs toujours en fuite

08/01/15 à 07:07 - Mise à jour à 08:58

Source: Belga

Le Premier ministre français Manuel Valls a annoncé ce jeudi "plusieurs interpellations" et "des gardes à vue" dans l'enquête sur la fusillade de Charlie Hebdo qui a coûté la vie à 12 personnes. Les forces de l'ordre recherchent activement deux frères suspectés d'être les auteurs de l'attaque.

Attaque contre "Charlie Hebdo" : sept personnes en garde, les deux auteurs toujours en fuite

Chérif et Said Kouachi. © AFP

Le Premier ministre français Manuel Valls a annoncé ce jeudi matin sur la radio RTL "plusieurs interpellations" et "des gardes à vue" dans le cadre de l'enquête sur la fusillade de Charlie Hebdo qui a coûté la vie à 12 personnes. Sept personnes ont été placées en garde à vue, selon des sources policières.

"Il y a eu plusieurs interpellations cette nuit. Il y a des gardes à vue", a déclaré le Premier ministre, refusant de donner davantage de détails alors qu'on lui demandait avec insistance s'il était question de deux ou trois individus arrêtés.

Le Figaro annonce par ailleurs sur son site internet, citant l'agence Reuters, qu'une source policière évoque le chiffre de sept personnes en garde à vue.

Outre Hamyd Mourad, 18 ans, l'un des trois suspects de la fusillade, les six autres personnes sont des proches ou des membres de l'entourage des deux principaux suspects, identifiés par la police comme étant les frères Chérif et Saïd Kouachi, précise de son côté l'Agence télégraphique suisse (ATS).

L'une de ces personnes a été interpellée à Charleville-Mézières. Quatre l'ont été à Reims et une dernière a été arrêtée mercredi à Genevilliers par la brigade anti-gang, précise encore l'ATS se basant sur des sources policières.

Mandats de recherche

Les forces de l'ordre françaises recherchaient activement ce jeudi deux frères dont un djihadiste, suspectés dans l'attaque meurtrière la veille contre le journal Charlie Hebdo, après la reddition dans la nuit d'un complice présumé.

La police française a publié les photos de ces deux frères, Chérif et Said Kouachi, 32 et 34 ans, et lancé un appel à témoins. Ces personnes sont "susceptibles d'être armées et dangereuses", a prévenu la préfecture de police de Paris, précisant qu'ils "font l'objet de mandats de recherche".

Les deux individus sont soupçonnés d'avoir tué 12 personnes au siège de l'hebdomadaire à Paris avant de prendre la fuite. L'attaque a provoqué une vague d'indignation en France et poussé plus de 100.000 personnes à manifester spontanément pour dénoncer le terrorisme.

Leur complice présumé, Hamyd Mourad, 18 ans, s'est rendu à la police à Charleville-Mézières, dans le nord-est de la France, "après avoir vu que son nom circulait sur les réseaux sociaux", a expliqué une source proche du dossier.

Chérif Kouachi est un djihadiste connu des services antiterroristes. Il a été condamné en 2008 pour avoir participé à une filière d'envoi de combattants en Irak où ils rejoignaient les rangs de la branche irakienne d'Al-Qaïda, dirigée à l'époque par Abou Moussab al-Zarkaoui.

Selon une source proche du dossier, plusieurs gardes à vue sont intervenues dans la nuit dans l'entourage des deux frères.

L'attentat, qui a décimé la rédaction de Charlie Hebdo, un journal satirique honni par les islamistes, est le plus meurtrier en France depuis des décennies.

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/ © AFP

Opération policière à Reims

Par ailleurs, la police française a mené une opération d'envergure dans la nuit de mercredi à jeudi contre des suspects dans l'attaque contre Charlie Hebdo.

Des images de policiers en position de tir et de déploiement de forces à Reims, dans le nord-est de la France, étaient diffusées par les chaînes d'information en continu. L'unité d'élite de la police - le Raid - est sur place, a précisé un officier.

A la suite d'une décision du président français, le socialiste François Hollande, la France devait observer jeudi une "journée de deuil national". Lors d'une allocution solennelle mercredi soir, le chef de l'Etat a appelé d'un ton ferme au "rassemblement" du pays, après un carnage d'une "exceptionnelle barbarie".

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