Armes chimiques : des conversations de l'armée syrienne à l'origine des certitudes américaines

28/08/13 à 11:32 - Mise à jour à 11:32

Source: Le Vif

Les services de renseignement américains ont écouté un responsable du ministère syrien de la Défense "en panique" au cours "de conversations téléphoniques avec le chef de l'unité des armes chimiques", après l'attaque de la semaine dernière, rapporte mardi le magazine Foreign Policy.

Armes chimiques : des conversations de l'armée syrienne à l'origine des certitudes américaines

© Image Globe

"Lundi dernier, dans les heures qui ont suivi la terrifiante attaque chimique à l'est de Damas, un responsable du ministère syrien de la Défense a eu des conversations téléphoniques paniquées avec le chef de l'unité des armes chimiques, demandant des réponses sur la frappe à l'agent neurotoxique qui a tué plus de 1.000 personnes", selon le magazine.

"Ces conversations ont été écoutées par les services de renseignement américains", a affirmé le magazine dans un communiqué. "C'est la principale raison pour laquelle les responsables américains disent maintenant qu'ils sont certains que ces attaques sont l'oeuvre du régime de Bachar al-Assad et pourquoi l'armée américaine s'apprête à attaquer ce régime dans les jours à venir".

L'information est révélée alors que les forces américaines se préparent à frapper la Syrie, bien que les alliés occidentaux soulignent que le but n'est pas de renverser le régime actuel mais de punir le gouvernement de Bachar al-Assad pour avoir employé des armes chimiques contre des populations civiles.

Les bases pour une intervention militaire ont été présentées par le vice-président américain Joe Biden qui a déclaré en premier que les attaques chimiques de la semaine passée tuant des centaines de personnes, ne pouvaient avoir été perpétrées que par les forces de Bachar al-Assad.

Ban Ki-moon appelle le Conseil de sécurité à s'unir "pour la paix" en Syrie

"Le conseil doit s'unir afin d'agir pour la paix", a déclaré Ban Ki-moon lors d'un discours au Palais de la Paix, à La Haye : "nous avons atteint le moment le plus grave de ce conflit".

"Il (le Conseil, ndlr) doit utiliser son autorité pour la paix", a ajouté le secrétaire général : "les Syriens méritent des solutions, pas le silence". "La Syrie est le plus grand défi dans le monde aujourd'hui".

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