Après Versailles, le Louvre aussi gangrené par les faux meubles ?

07/09/16 à 16:07 - Mise à jour à 16:07

Source: Knack

Après la polémique suscitée par les faux meubles à Versailles cet été, un nouveau débat ferait rage autour d'un meuble classé à la demande du Louvre, mais qui serait un faux.Les caciques du marché de l'art et des antiquités sont paniqués, car à quelques jours de l'ouverture de la célèbre Biennale des Antiquaires (du 10 au 18 septembre), unnouveauscandale éclate autour d'une antiquité. Du jamais vu.

Après Versailles, le Louvre aussi gangrené par les faux meubles ?

© AFP

Le magazine Connaissance des Arts vient de révéler qu'un ancien conservateur du Louvre avait qualifié un meuble en 2009 de "monument historique" après avoir fait une demande de licence d'exportation. Il s'agit d'une commode attribuée au célèbre ébéniste A.J.Oppenordt (1639-1715) qui porte les armes de la famille Colbert. Il y aurait un meuble semblable dans la célèbre Wallace Collection à Londres. Le meuble a été proposé pour un montant de 10 millions d'euros. On a essayé de rassembler cette somme en 2009, mais cette tentative a finalement échoué. Et c'est peut-être mieux ainsi, car on soupçonne de plus en plus qu'il s'agit d'un faux.

Faux meubles à Versailles

Il y a quelques mois, le marché de l'art français avait déjà été secoué par une autre affaire dans laquelle deux grandes maisons d'antiquités, la Galerie Kraemer et Aaron, seraient mêlées. Plusieurs personnes ont été arrêtées dans cette affaire, dont l'expert Bill Pallot qui bénéficie d'une renommée internationale. Ils seraient impliqués dans la vente de chaises antiques au château de Versailles. La presse française suggère que d'autres grands châteaux pourraient être impliqués dans cette affaire. Les deux galeries ne participent plus à la Biennale.

L'année dernière, il y a eu un autre cas de faux meuble, l'affaire Jean Lupu. Ce dernier ne vendait pas uniquement aux instances officielles, mais aussi à beaucoup de collectionneurs privés qui n'ont que très rarement porté plainte pour éviter la mauvaise publicité. Ces affaires sont suivies à la trace par l'"Office Central de lutte contre le trafic de biens culturels" (OCBC) qui se montrerait très minutieux.

L'histoire est de toute façon un coup pour le marché de l'art parisien qui n'a pas le vent en poupe. Ainsi beaucoup de maisons réputées déménagent à New York et à Londres, le Louvre des Antiquaires ferme ses portes et la popularité des célèbres Puces de Paris baisse également.

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