Après le Brexit et Trump, Marine Le Pen, puis le PTB ?

22/11/16 à 12:00 - Mise à jour à 14:31

Source: Le Vif/l'express

Avec l'élection du milliardaire à la présidence des Etats-Unis, les perdants de la mondialisation, noyau fort de son électorat, s'érigent en "faiseurs de rois". Le feu vert au Brexit a montré que le même mouvement touche l'Europe. Sacrera-t-il demain une Marine Le Pen ?

Les " petits Blancs ", la " majorité silencieuse ", la " France périphérique "... : plusieurs dénominations pour décrire une réalité unique mise spectaculairement en exergue par l'élection à la présidence de la première puissance mondiale du milliardaire Donald Trump. Quel est le point commun entre ceux qui ont porté au pouvoir la gauche radicale de Syriza en Grèce, ceux qui ont forcé le Royaume-Uni au Brexit, ceux qui ont rejeté l'accord de paix avec les Farc en Colombie et ceux qui ont propulsé un " bateleur de téléréalité " à la Maison-Blanche ? Ils nourrissent une même méfiance à l'encontre de l'establishment, une même aversion à l'égard des organisations supranationales, un même rejet de la mondialisation débridée. Ne voir là que des épiphénomènes justifiés par des contextes spécifiques serait une erreur. Nous assistons bien à un mouvement de fond qui touche tous les pays développés, une révolte contre les élites qui a déjà germé en Europe et qui risque, si on n'y prend garde, de provoquer un autre séisme, l'accession à la présidence de la " patrie des droits de l'homme ", au printemps prochain ou dans cinq ans, de Marine Le Pen. MICHELE TANTUSSI/GETTY IMAGESNigel Farage, l'ancien dirigeant du mouvement antieuropéen britannique Ukip, et Beppe Grillo, leader du Mouvement 5 étoiles en Italie : deux facettes du nouveau populisme en Europe.
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