Angkor, la malédiction de l'eau

07/09/17 à 10:27 - Mise à jour à 11:33

Source: Le Vif/l'express

Le silence règne sur la cité d'Angkor, prise dans l'enchevêtrement des lianes... Comment cet empire d'un raffinement époustouflant est-il devenu le repaire des bêtes sauvages ? Son réseau hydraulique, qui était sa force, aura fini par devenir sa faiblesse...

Des citadelles immenses ouvertes par de grandes voies de communication, des ponts, des canaux, des réservoirs, des palais, des temples et des pyramides constituent au Cambodge un ensemble d'une surprenante élégance, d'une magistrale ordonnance architecturale, riche de sculptures et surpassant en étendue les monuments d'Égypte. Angkor, ce sont 200 édifces et 568 sites archéologiques (sur les 3 000 recensés dans le pays). Un exemple mondial de préservation du patrimoine lorsqu'on l'envisage dans sa globalité. Et même si le temps n'a rien respecté, les ruines demeurent si imposantes, "fruit d'un travail tellement prodigieux, qu'à leur aspect on est saisi de la plus profonde admiration, et que l'on se demande ce qu'est devenu le peuple puissant, civilisé et éclairé, auquel on pourrait attribuer ces oeuvres gigantesques", s'interroge le botaniste Henri Mouhot qui fait connaître la civilisation khmère et les temples d'Angkor au monde occidental au xixe siècle. À la suite de Mouhot, cette question harcèle les premiers archéologues français arrivés à la fn du xixe siècle. Plus d'un siècle de fouilles et de recherches a fni par débroussailler et les ruines et l'histoire khmères.
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