Afghanistan: les talibans contrôlent "la moitié" de la ville de Kunduz

28/09/15 à 14:08 - Mise à jour à 14:36

Source: Belga

Les rebelles talibans contrôlent "la moitié" de la grande ville afghane de Kunduz, verrou stratégique au nord du pays, dans la foulée de l'offensive qu'ils y mènent depuis l'aube lundi, a annoncé un porte-parole de la police de la province de Kunduz.

Afghanistan: les talibans contrôlent "la moitié" de la ville de Kunduz

Patrouille de l'armée gouvernementale à l'entrée de la ville de Kunduz, verrou stratégique du nord afghan. © Belga

"Les talibans ont pris le contrôle de notre quartier, je vois leurs combattants", a déclaré le collaborateur de l'AFP, tandis qu'un chef tribal a indiqué que les insurgés étaient à "moins d'un km du centre-ville".

"Ma maison se trouve à 100 mètres de là où les talibans sont stationnés", a ajouté un troisième témoin, lui aussi responsable tribal. "Les talibans ont pris le contrôle de l'hôpital municipal de Kunduz qui compte 200 lits".

En revanche, les autorités assurent que les combats avec les forces gouvernementales sont circonscrits aux faubourgs de la ville. "Les talibans sont parvenus à entrer dans un quartier de Kunduz mais ils ont été repoussés et ont subi de lourdes pertes", a déclaré à l'AFP Sayed Sarwar Hussaini, porte-parole de la police de la province de Kunduz.

C'est la première fois depuis la chute de leur régime en 2001 que les talibans réussissent à entrer dans une grande ville afghane. C'est aussi un revers de taille pour le gouvernement d'union nationale afghan, en place depuis tout juste un an.

Les insurgés islamistes, de plus en plus actifs dans le nord du pays, étaient parvenus en avril et en juin de cette année jusque dans les faubourgs de Kunduz mais la police et l'armée étaient parvenues à chaque fois à les empêcher d'entrer dans cette ville située à moins de 100 km de la frontière avec le Tadjikistan.

L'armée afghane, surmenée, ne peut guère plus compter sur l'appui des troupes étrangères de l'Otan, qui a retiré ses troupes de combats du pays en décembre dernier et n'y maintient plus que 13.000 soldats cantonnés à des missions de conseil et formation.

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