Afghanistan: attaque contre des touristes occidentaux

04/08/16 à 12:16 - Mise à jour à 12:16

Source: Afp

Plusieurs touristes européens et américains ont été blessés jeudi par un tir de roquette contre leur convoi dans l'ouest de l'Afghanistan, entre les villes historiques de Bamyan et Hérat.

Afghanistan: attaque contre des touristes occidentaux

© Reuters

Selon un responsable provincial à Hérat, capitale de la province éponyme près de la frontière iranienne, il s'agissait d'un groupe de douze personnes, huit Britanniques, trois Américains et un Allemand.

Les sources officielles contactées par l'AFP ont désigné les talibans comme les auteurs de cette embuscade conduite sur une route montagneuse.

"Cinq touristes étrangers et leur chauffeur ont été blessés dans une embuscade tendue par des talibans" sur la route reliant la province de Bamyan à celle de Hérat, selon un porte-parole de l'armée, Najibullah Najibi.

"Leur véhicule a été touché de plein fouet par un tir de roquette des talibans, les cinq touristes ont pu s'extraire et sont légèrement blessés. Ils sont maintenant en route pour Hérat," a précisé le porte-parole.

Selon le porte-parole du gouverneur de Herat, Jilani Farhad, les touristes voyageaient en convoi sous la protection de l'armée afghane qui a riposté, et "plusieurs talibans ont été tués", a-t-il assuré.

Les talibans n'ont pour l'heure pas revendiqué l'opération.

L'attaque s'est produite dans le district de Chisht-e-Sharif, dans la province montagneuse et isolée de Ghor (centre), à mi-parcours entre Bamyan et Hérat, villes prisées pour leur riche patrimoine archéologique, et capitales de provinces considérées comme relativement tranquilles pour le pays.

- Routes risquées -

Plusieurs districts de Ghor sont en revanche troublés et ciblés par les talibans.

Voyager par la route est considéré comme de plus en plus risqué en Afghanistan, où les attaques d'insurgés islamistes se multiplient notamment dans le nord, le sud et l'est du pays où se déroulent également de violents combats.

Et circuler sous escorte des forces armées afghanes n'est pas non plus une garantie: début juin, un journaliste américain de la radio publique NPR David Gilkey et son confrère et interprète afghan Zabihullah Tamanna ont été tués alors qu'ils voyageaient au sein d'un convoi militaire dans la province troublée du Helmand (sud).

Des bus locaux sont aussi régulièrement pris en embuscade sur les routes.

Pour les étrangers, le risque d'enlèvement est par ailleurs particulièrement élevé. Les Etats-Unis ont relevé leur alerte en mai, évaluant le risque de kidnapping comme "très élevé" après qu'un de leurs ressortissants eut échappé de peu à un rapt en plein Kaboul.

Les employés des agences humanitaires, moins protégés que les diplomates ou militaires étrangers, sont particulièrement visés par des enlèvements qui peuvent être autant criminels que politiques.

Une quadragénaire indienne travaillant pour la Fondation de l'Aga Khan a été enlevée le 9 juin à Kaboul, et libérée plus de six semaines plus tard, le 23 juillet.

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