Affaire Petraeus: qui est Paula Broadwell, celle par qui le scandale est arrivé?

12/11/12 à 14:06 - Mise à jour à 14:06

Source: Le Vif

Tout semblait réussir à Paula Broadwell, jusqu'à ce que la relation adultère qu'on lui prête avec le patron de la CIA David Petraeus provoque un scandale retentissant et la démission du héros de la guerre en Irak. Portrait.

Affaire Petraeus: qui est Paula Broadwell, celle par qui le scandale est arrivé?

© Reuters

Patricia Broadwell, la femme par qui le scandale Petraeus est arrivé, est-elle la "Lewinsky du Pentagone", comme l'a surnommée la presse américaine?

Brillante, élégante, ambitieuse... Jusqu'à ce que la relation adultère qu'on lui prête avec le patron de la CIA provoque la démission du héros de la guerre en Irak, c'est un portrait sans fausses notes qui ressortait de Paula Broadwell. Cette grande brune de 40 ans au CV impeccable, mariée à un radiologue et mère de deux jeunes fils, ancienne major de l'armée américaine, diplômée de Harvard et de l'académie militaire de West Point, est d'abord devenue experte en lutte antiterroriste.

C'est en se lançant dans la rédaction de la biographie du patron de la CIA, l'un des généraux américains les plus prestigieux de l'histoire récente, qu'elle a noué avec lui une relation qui allait provoquer la chute du héros de guerre et ternir sa réputation à elle.
L'Amérique s'interroge: quelle était la véritable nature de sa relation avec Petraeus? Pourquoi est-elle allée jusqu'à envoyer des mails menaçants à une deuxième femme, qu'elle aurait considérée comme une rivale potentielle selon les médias américains?

"Passion. Intensité. Perspicacité. Trois mots simples qui ne rendent compte que partiellement de la complexité de Paula Kranz, diplômée en 1991", écrit son ancien lycée de Bismarck (Dakota du Nord) sur son site internet.

"Sa relation avec lui était déconcertante"

La jeune Paula se passionne pour l'art de la guerre et de la résolution des conflits. D'abord à la prestigieuse académie militaire de West Point, puis à la non moins prestigieuse université de Harvard, où elle étudie l'administration publique. En 2006, le général Petraeus vient y faire une présentation aux étudiants. L'ambitieuse et audacieuse Paula saute sur l'occasion. "Je me suis présentée à celui qui était alors général de corps d'armée, et je lui ai parlé de mes sujets de recherche", écrit-elle dans la biographie du général quatre étoiles: "All In: The Education of General Petraeus" (non traduit). Un best-seller aux Etats-Unis depuis sa parution début 2012.

L'officier lui donnera sa carte et lui proposera de la mettre en contact avec d'autres chercheurs, selon le Washington Post. Deux ans plus tard, elle décide de concentrer ses recherches sur le style de commandement du général, avant de se lancer dans la co-écriture de sa biographie. Elle multiplie les interviews, voyage parfois à bord de son avion, passe un an en Afghanistan.

"J'ai trouvé que sa relation avec lui était déconcertante", a témoigné un ancien collaborateur du général, cité par le journal. D'autres à l'inverse se sont dits surpris qu'une femme comme Paula Broadwell ait pu entretenir une relation adultère avec David Petraeus. "Ce n'est pas le genre de Paula Broadwell, vraiment pas", a témoigné David Bixler, un militaire qui l'a connue par le biais d'une fondation caritative.

"Nous faisons tous des erreurs"

Pour l'heure la quadragénaire, qui vit à Charlotte (Caroline du Nord) avec sa famille, n'est pas apparue en public depuis que le scandale a éclaté, entraînant la démission fracassante du général Petraeus vendredi. Ce dernier a concédé "un énorme manque de jugement en s'engageant dans une relation extraconjugale". Ironie du calendrier, le dernier article de Paula Broadwell paru dans l'hebdomadaire Newsweek il y a quelques jours, était intitulé "Les règles de vie du général David Petraeus". "

Nous faisons tous des erreurs", indique l'une de ces règles. "L'important est de les reconnaître et de les admettre, d'en tirer les leçons, d'arrêter de regarder dans le rétroviseur, de poursuivre sa route et d'éviter de les refaire".

LeVif.be avec L'Express

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