Accord Moscou-Kiev sur le convoi humanitaire russe

16/08/14 à 20:23 - Mise à jour à 20:23

Source: Le Vif

La Russie et l'Ukraine sont tombées d'accord samedi sur les modalités du passage en territoire ukrainien du convoi humanitaire russe en attente à la frontière, mais les garanties quant à la la sécurité restent insuffisantes, a annoncé un représentant de la Croix-Rouge.

Accord Moscou-Kiev sur le convoi humanitaire russe

© Reuters

Kiev doit désormais donner son feu vert à l'entrée du chargement, qui n'a pas encore été inspecté, avant qu'il ne puisse être distribué par la Croix-Rouge aux populations de l'est de l'Ukraine, région ravagée par quatre mois de combats entre forces loyalistes et séparatistes prorusses. Les deux gouvernements "se sont mis d'accord sur la façon de procéder à l'inspection du convoi", a déclaré à la presse le responsable du Comité international de la Croix-Rouge en Russie, Pascal Cuttat. Mais "à ce stade, l'élément principal qui nous manque, ce sont les garanties de sécurité", a-t-il ajouté.

Près de 300 camions russes, contenant 1.800 tonnes d'aide humanitaire, selon Moscou, stationnent depuis jeudi à une trentaine de kilomètres du poste-frontière de Donetsk, dans la localité russe de Kamensk-Chakhtinski. La Croix-Rouge, qui doit prendre en charge le convoi en Ukraine en vue de distribuer l'aide humanitaire, attendait un accord entre les deux parties avant de procéder à des inspections. Moscou et Kiev "sont parvenus à un accord sur la façon de procéder à l'inspection de la marchandise et de préparer les convois", a expliqué M. Cuttat, précisant que l'inspection devait avoir lieu au poste-frontière de Donetsk, localité frontalière russe qui porte le même nom que le principal fief des insurgés en Ukraine. "On attend maintenant le feu vert à l'entrée des marchandises, qui doit venir de Kiev. Une fois ce feu vert obtenu, on pourra commencer la procédure de contrôle", a précisé le responsable de la Croix-Rouge. Il a indiqué que son organisation avait reçu "une liste globale" de ce que transportent les camions. L'acheminement du convoi a été problématique depuis son départ mardi d'une base militaire des environs de Moscou, l'Ukraine et de nombreux pays occidentaux le soupçonnant de servir de couverture à une intervention militaire de la Russie, qu'ils accusent déjà d'armer la rébellion. Après des tergiversations, le gouvernement ukrainien a finalement accepté le passage de la colonne russe, via les territoires dans l'est qu'il ne contrôle pas.

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