Accident de TGV: on connaît les causes du drame

19/11/15 à 14:38 - Mise à jour à 14:38

Source: Afp

La SNCF met en avant un freinage tardif pour expliquer le déraillement de train qui a causé la mort de 11 personnes samedi.

Accident de TGV: on connaît les causes du drame

© Reuters

Une "séquence de freinage trop tardif" est à l'origine de l'accident samedi d'un TGV d'essais dans l'est de la France qui a fait 11 morts, et le train a déraillé à 243 km/h, a annoncé jeudi la société exploitante SNCF. Sept personnes se trouvaient dans la cabine de conduite, au lieu de quatre personnes autorisées, a indiqué lors d'une conférence de presse la Société nationale des chemins de fer français. L'accident avait fait aussi 42 blessés, dont quatre enfants.

"Des procédures disciplinaires vont être engagées" et "conduiront, dès que l'enquête le permettra, aux sanctions justifiées", a annoncé la SNCF lors d'un point de presse. L'enquête devra éclaircir "la présence imprudente d'enfants à bord et de sept personnes en cabine de conduite, un certain manque de rigueur dans la préparation de la liste des personnes et son contrôle. Enfin, sans doute figurent (...) des erreurs de comportements humains à la fois en cabine et dans la relation entre la cabine et la rame", ont déclaré les présidents de la SNCF, Guillaume Pepy, et de SNCF Réseau, Jacques Rapoport. Au total, 53 personnes se trouvaient à bord du train. La justice a ouvert une enquête sur les causes de l'accident.

Ce week-end, le patron des chemins de fer français (SNCF), Guillaume Pepy, s'était publiquement étonné de la présence d'enfants à bord. "Ce n'est pas une pratique que la SNCF reconnaît. On n'est pas dans une phase touristique ou dans une phase amicale. Un train de test est un train de test", avait-il dit à la radio France Info. L'accident, le premier déraillement mortel dans l'histoire du TGV depuis sa mise en service en 1981, a eu lieu à Eckwersheim, à une vingtaine de kilomètres au nord de Strasbourg, lors d'un essai sur la ligne à grande vitesse qui doit être mise en service au printemps 2016 et doit mettre Strasbourg à 1H48 de Paris, contre 2H20 actuellement.

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