A peine entamée, la répartition des réfugiés déjà menacée

20/10/15 à 18:43 - Mise à jour à 18:43

Source: Belga

La répartition de réfugiés dans l'UE à partir de l'Italie et de la Grèce, initiée il y a dix jours, est déjà menacée de blocage faute de capacités d'accueil clairement identifiées dans les Etats membres, a indiqué mardi une source européenne. La Belgique s'est dite prête à en accueillir trente dans un premier temps.

A peine entamée, la répartition des réfugiés déjà menacée

Réfugiés et migrants dans l'attente d'un bus après leur arrivée au port du Pirée, en Grèce, 7 septembre 2015 © Reuters

"Nous avons déjà pratiquement épuisé les places que les Etats membres se sont engagés à fournir", a indiqué cette source, sous couvert d'anonymat.

Un groupe de 19 Erythréens ont quitté Rome pour la Suède le 10 octobre, marquant la première concrétisation du mécanisme de "relocalisation" d'urgence, adopté laborieusement par les Etats membres de l'UE.

Au total, les Etats membres se sont engagés à se répartir sur deux ans 160.000 réfugiés syriens, érythréens et irakiens à partir de "hotspots", des centres où ils sont identifiés et enregistrés à leur arrivée en Italie et en Grèce.

Mais malgré des nombres précis et contraignants de réfugiés à accueillir à terme pour chaque Etat, certains tardent à transmettre à Bruxelles des informations détaillées sur les lieux d'accueil, indispensables pour organiser concrètement les premiers transferts.

Lors du sommet des chefs d'Etats et de gouvernement de Bruxelles, la semaine dernière, la Commission avait déjà pressé les Etats membres de tenir rapidement leurs engagements.

"Jusqu'ici, seulement six Etats membres ont notifié leurs capacités d'accueil disponibles", avait-elle indiqué, enjoignant les Etats "à compléter cette notification d'ici la fin du mois d'octobre".

"Après le transfert d'une centaine de personnes cette semaine depuis l'Italie, le nombre de places (notifiées) sera quasiment épuisé alors que le nombre de candidats augmente", s'est inquiétée mardi la source européenne, évoquant le risque d'un "goulot d'étranglement".

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