A la veille de la réunion de l'Eurogroupe, la Grèce évoque la possibilité de nouvelles élections

08/03/15 à 16:28 - Mise à jour à 16:28

Source: Belga

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a fait monter les enjeux dimanche à la veille d'une réunion de l'Eurogroupe lundi à Bruxelles, en évoquant la possibilité de nouvelles élections, voire même d'un référendum sur un accord sur la dette.

A la veille de la réunion de l'Eurogroupe, la Grèce évoque la possibilité de nouvelles élections

Yanis Varoufakis et Alexis Tsipras. © Belga

Si les ministres de la zone euro n'acceptent pas les sept grandes réformes proposées par la Grèce pour obtenir une prochaine tranche de l'aide dont elle a cruellement besoin, "il pourrait y avoir des problèmes", a averti le ministre des Finances dans un entretien dimanche au Corriere della Serra. "Nous pouvons revenir à des élections. Organiser un référendum", a-t-il déclaré au premier quotidien italien, avant d'ajouter : "Comme me l'a dit notre Premier ministre, nous ne sommes pas encore collés à nos sièges".

La Grèce avait déjà menacé d'un référendum sur le plan de sauvetage en novembre 2011, provoquant un mouvement de panique sur les marchés financiers et la colère de ses partenaires européens, entraînant la chute du Premier ministre George Papandreou.

M. Varoufakis a affirmé que la Grèce n'attendait pas de nouveau prêt qui n'était "pas nécessaire" selon lui, son pays refusant de revenir à un mécanisme de prêts contre un programme de réformes à respecter.

Dans cet entretien en marge d'une conférence à Venise, il a accusé l'Union européenne de mettre à mal les efforts de la Grèce pour se libérer de la récession en entretenant auprès des investisseurs la menace d'une sortie du pays de la zone euro. "La Grèce n'est pas retombée en récession, pour la simple raison qu'elle n'en est jamais sortie", a-t-il dit. "Qui investira en Grèce s'ils entendent continuellement parler de Grexit, notre sortie de la zone euro?", a-t-il ajouté en dénonçant une rhétorique "toxique".

L'Europe est "comme un grand navire qui met du temps à changer de cap. Et si le changement vient d'un gouvernement de la gauche radicale, se manifestent alors les craintes que cela ne cache quelque chose de louche", a-t-il dit.

Le nouveau gouvernement grec a jusqu'à avril pour présenter un programme de réforme à ses créanciers (UE et FMI ), Athènes devant trouver les moyens de rembourser plus de 6 milliards d'euros d'ici la fin de mars.

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