Inspecteurs de l'enseignement - Schyns table sur une solution encore avant la fin de la législature

08/04/14 à 17:48 - Mise à jour à 17:48

Source: Le Vif

(Belga) La ministre de l'Enseignement obligatoire, Marie-Martine Schyns (cdH), a formulé mardi l'espoir que l'imbroglio juridique relatif à la dernière procédure de sélection des inspecteurs de l'enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles puisse encore être résolu avant la fin de cette législature.

Interrogée mardi en commission du Parlement par le député Willy Borsus (MR, opposition), Mme Schyns a indiqué que des arrêtés d'application, l'un fixant le profil de fonction générique des inspecteurs, les autres le profil spécifique pour chacune des 75 fonctions d'inspecteur venaient d'être finalisés. Ceux-ci devraient logiquement être approuvés en première lecture jeudi par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avant d'être envoyés pour avis au Conseil d'Etat qui aura trente jours pour se prononcer. L'exécutif fédératif entend en outre demander l'avis de la commission permanente de l'inspection (Copi) et réunir les pouvoirs organisateurs et les syndicats sur ce même sujet. Mme Schyns a jugé mardi prématuré de fixer une nouvelle date d'examen. "Je souhaite d'abord assurer la sécurité juridique de ces textes: l'avis du Conseil d'Etat sera donc une étape importante dans le processus réglementaire", a-t-il indiqué. L'imbroglio juridique fait suite à un arrêt rendu le 13 septembre dernier par le Conseil d'État, lequel avait suspendu la procédure de sélection menée au printemps dernier à la suite de plusieurs recours introduits par des candidats malheureux à l'épreuve. Cette procédure de sélection, organisée pour la première fois par le Selor, visait à objectiver la nomination des inspecteurs de l'enseignement. Quelque 650 candidats avaient passé l'épreuve destinée à pourvoir à quelque 180 places d'inspecteurs. Les différentes procédures de sélection des inspecteurs de l'enseignement de la Communauté française ont été annulées à trois reprises en l'espace de dix ans par le Conseil d'Etat, ce qui explique la grande prudence de la ministre Schyns en la matière. L'opposition MR a déploré mardi les lenteurs du dossier. "Près d'un an après l'arrêt du Conseil d'Etat, on est encore au milieu du marais", a jugé M. Borsus. (Belga)

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