Une marque de préservatifs lancée par le Vatican?

26/04/10 à 10:57 - Mise à jour à 10:57

Source: Le Vif

Fruit d'un brainstorming visant officiellement à préparer une "visite idéale" pour le pape Benoît XVI en septembre au Royaume-Uni, cette proposition publiée par la presse britannique ce dimanche embarrasse Londres.

Une marque de préservatifs lancée par le Vatican?

© EPA

Embarras au Foreign Office, ce dimanche. Le Sunday Telegraph a publié un document officiel émanant du ministère britannique des Affaires étrangères dans lequel il était conseillé au pape, entre autres choses, de lancer sa propre marque de préservatifs lors de sa visite au Royaume-Uni en septembre prochain. Ce qui serait plus que surprenant venant de Benoît XVI dont on connaît les positions sur cette protection contre les maladies sexuellement transmissibles comme le sida.

Ce mémo daté du 5 mars recommandait aussi au Saint Père de bénir le mariage homosexuel, d'évoquer la place des femmes dans le clergé, de lancer un numéro d'urgence pour les enfants victimes d'abus sexuels ou encore d'ouvrir une clinique pratiquant des avortements. Le jeune homme responsable de la "gaffe du préservatif", âgé d'une vingtaine d'années, affirme que cette liste était le fruit d'un intense "brainstorming qui n'a écarté aucune idée, même les plus tirées par les cheveux".

Préparer une "visite idéale"

Le document visait à créer les conditions nécessaires à une "visite idéale" de Benoît XVI en Angleterre et en Ecosse du 16 au 19 septembre prochain, la première visite d'un pape catholique chez Sa Majesté depuis 1982. Objectif raté, d'autant que certaines propositions énumérées par le Sunday Telegraph relèvent plus de la "provocation que de la préparation sérieuse de cette visite".

Désormais, le Foreign Office tente de rectifier le tir: il a qualifié le texte de "stupide" et présenté des excuses gênées au Vatican, une fois le jeune fonctionnaire muté. David Miliband, ministre des Affaires étrangères, s'est dit "horrifié" par ce texte et l'ambassadeur britannique au Vatican, Francis Campbell, a rencontré plusieurs responsables du Saint Siège afin de limiter son impact.

Pour le Daily Mail, il s'agit d'une "tempête diplomatique majeure". La visite du pape s'annonçait déjà polémique: Benoît XVI fera sans doute face à des manifestations contre ses positions sur l'homosexualité, la contraception ou le scandale des prêtres pédophiles. Pour le quotidien britannique, "se moquer ainsi de l'Eglise peut avoir de graves répercussions" sur ce rendez-vous attendu.

LExpress.fr

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