"Mariés au premier regard" : Aucun doute sur la légalité pour le bourgmestre d'Evere

11/09/17 à 14:37 - Mise à jour à 14:37

Source: Belga

La nouvelle émission de RTL "Mariés au premier regard", dont le premier numéro sera diffusé mardi, soulève davantage de questions éthiques que juridique, assure lundi le bourgmestre faisant fonction d'Evere, Pierre Muylle.

"Mariés au premier regard" : Aucun doute sur la légalité pour le bourgmestre d'Evere

Olivier Maingain © Hatim Kaghat

Pierre Muylle a accepté de célébrer un mariage dans le cadre de cette émission qui crée des couples sur base de tests scientifiques. Les candidats se rencontrent pour la première fois le jour de leur mariage. Le bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, Olivier Maingain, a lui refusé de célébrer de telles unions, suivant les conseils du parquet de Bruxelles qui aurait considéré que la validité de ces mariages pouvait être contestée.

"La position de M. Maingain est un point de vue particulier", explique M. Muylle. "Solliciter l'avis du parquet n'est pas automatique, nous le faisons lorsque nous avons un doute sur la légalité du mariage". Et dans le contexte de "Mariés au premier regard", le bourgmestre ff d'Evere n'avait aucun doute. "Des mariages de ce genre ont déjà été célébrés en Flandre et cela n'a pas provoqué de débat au sein des parquets. On n'a pas vu un procureur se positionner contre ces unions", souligne-t-il.

"J'ai eu le sentiment, lors de la cérémonie, que ce mariage représentait (pour les futurs époux, ndlr) une forme d'aventure, de pari", témoigne-t-il. "Je leur ai rappelé, peut-être plus fermement que d'habitude, qu'ils avaient toujours le choix (de refuser de se marier, ndlr) et l'engagement qu'ils prenaient. J'ai vérifié qu'ils voulaient toujours s'engager. Ils ont dit oui, c'est leur liberté de penser et d'agir."

Pour M. Muylle, ces mariages peuvent déranger mais soulèvent davantage de questions éthiques que juridiques. Selon lui, le contexte d'une émission télévisée n'empêche pas d'exprimer sa volonté. "Ce qui pourrait être à la limite du dérangeant, ce serait si les candidats disaient oui pour profiter du voyage de noces entièrement payé (...) mais ils n'étaient pas obligés de dire oui. Ce n'est pas comme s'ils allaient être bannis de leur famille s'ils refusaient..."

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