Japon: une compagnie ferroviaire s'excuse "profondément" pour... 20 secondes d'avance

17/11/17 à 09:43 - Mise à jour à 09:42

Source: Afp

Une compagnie ferroviaire japonaise s'est excusée de "l'énorme gêne" occasionnée par l'un de ses trains, parti avec 20 secondes d'avance, un zèle qui a étonné même au Japon où la ponctualité est pourtant prise très au sérieux.

Japon: une compagnie ferroviaire s'excuse "profondément" pour... 20 secondes d'avance

© Wikipédia

Un train de la ligne Tsukuba Express, reliant Tokyo à sa grande banlieue nord, est parti mardi de la gare de Minami Nagareyama à 09H44 du matin et 20 secondes, au lieu de son horaire prévu à 09H44 et 40 secondes. "Nous sommes profondément désolés pour l'énorme gêne occasionnée auprès de nos usagers", a déclaré la compagnie Tsukuba Express exploitant la ligne. "Les usagers ne se sont pas plaints de cet incident", et aucun d'entre eux n'a raté le train, a ajouté la compagnie dans un communiqué.

Les transports ferroviaires japonais sont réputés pour leur grande ponctualité, afin d'assurer un trafic le plus fluide possible. Au moindre retard, le chef de bord d'un train japonais se confond en excuses, qui durent souvent plus longtemps que le retard du train lui-même.

Les excuses de la compagnie Tsukuba Express pour 20 secondes d'avance ont déclenché de nombreux commentaires d'internautes dans le monde entier, mi-amusés, mi-dépités en comparant l'anecdote avec les retards chroniques des trains dans leurs propres pays.

Mais au Japon aussi, des internautes exprimaient leur perplexité sur Twitter. "S'excuser d'être parti à 9H44 au lieu de 9H44? On pousse le bouchon trop loin", disait l'un d'entre eux. "Tout le monde devrait être plus relax", conseillait un autre. "Etrange pays où une différence de 20 secondes déclenche de sincères excuses, alors que falsifier la qualité de produits en aluminium et en acier, ou avoir de mauvaises pratiques de certifications de voitures est monnaie courante", critiquait un autre internaute du pays.

L'industrie japonaise été secouée par une série de scandales ces dernières années. Les derniers en date concernent le sidérurgiste Kobe Steel, qui a reconnu avoir embelli les caractéristiques techniques de nombreux de ses produits, et les constructeurs automobiles Nissan et Subaru, contraints de rappeler de nombreux véhicules vendus au Japon, dont les inspections finales n'étaient pas effectuées dans les règles depuis des années.

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