Huit mythes tenaces sur l'apprentissage

27/02/13 à 18:50 - Mise à jour à 18:50

Source: Le Vif

Les garçons ne sont pas meilleurs en mathématique. Rester assis est contreproductif. Au plus on l'utilise, au moins la technologie est agréable pour les étudiants. Auteur du livre "les garçons sont plus intelligents que les filles", le pédagogue Pedro De Bruyckere démasque des croyances non fondées liées à l'enseignement et à l'apprentissage. Quelques exemples.

Huit mythes tenaces sur l'apprentissage

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Vous avez une mémoire auditive ou visuelle ? Oubliez cette distinction, il n'existe pas quelque chose comme le "style d'apprentissage". Il ne sert donc à rien que les enseignants adaptent leur leçon au "style d'apprentissage" de leurs étudiants.

Un bon brainstorm. Le brainstorm est l'une des façons les moins efficaces pour trouver une solution adéquate et créative à un problème. Cela fonctionne beaucoup mieux lorsque chacun cherche et travaille une idée dans son coin pour ensuite la confronter avec celles des autres.

Il faut apprendre de nouvelles langues lorsqu'on est un jeune enfant. Il y a bien des périodes où les enfants montrent une plus grande sensibilité à l'apprentissage des langues. Mais c'est encore possible à un âge plus avancé.

Presque personne n'est multitâche et le "digital native" n'existe pas. Les nouveaux médias n'apprennent pas non plus aux enfants à pouvoir faire plusieurs choses en même temps.

La musique classique ne rend pas les enfants plus intelligents.

On est plus efficace lorsque l'on est soumis au stress. Ce n'est pas vrai que l'on a les idées plus claires lorsqu'on est mis sous pression. Faire battre la cadence pour signifier le temps qui s'écoule n'est donc pas une bonne idée.

La jeunesse ne lit plus. Ce n'est pas vrai. S'il est vrai que les jeunes lisent moins, ils sont tout de même deux sur trois à ouvrir un livre quotidiennement pour leur plaisir.

Madame l'institutrice ou monsieur l'instituteur ? Pour l'apprentissage cognitif de jeunes, le sexe du professeur ne change rien. Les professeurs féminins n'ont pas une influence négative sur la capacité à apprendre des élèves masculins. Tout comme les élèves ne sont pas avantagés lorsque leur prof de math est féminin.

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