Carnaval de Rio : les autorités se servent de Tinder pour lutter contre le SIDA

13/02/15 à 16:08 - Mise à jour à 16:07

En prévision du Carnaval de Rio qui débute aujourd'hui, les autorités brésiliennes ont mené une campagne de sensibilisation sur les rapports sexuels non protégés, via l'application Tinder.

Carnaval de Rio : les autorités se servent de Tinder pour lutter contre le SIDA

Utiliser Tinder pour sensibiliser les jeunes au SIDA? C'est le pari des autorités brésiliennes. © iStock Photos

Après quinze jours de festivités " pré-carnavalesques", ce vendredi 13 février marque officiellement le coup d'envoi du célèbre carnaval de Rio de Janeiro, qui souffle cette année sa 450e bougie. Pendant plus de deux semaines, soit jusqu'au 1er mars, des milliers de fêtards vont profiter du spectacle offert par les écoles de Samba.

Au total, entre 900 000 et 1 million de personnes sont attendues dans les rues de la seconde plus grande ville brésilienne.

Symbole par excellence de la fête où tout est permis, notamment les relations d'un soir, les festivités font généralement l'objet d'une attention toute particulière de la part des autorités, dans un pays où le virus du SIDA touche annuellement 40 000 individus supplémentaires.

Cette année, un nouveau canal de communication a été expérimenté grâce à l'application Tinder, très prisée des jeunes au Brésil. Cinq faux profils ont été créés, chacun accompagnés de photos aguicheuses et de l'annonce suivante : "Cherche à rencontrer hommes et femmes pour relations sans engagement, de préférence sans préservatif." Si un utilisateur se montre intéressé et provoque un "match", un message d'alerte le prévient aussitôt : "Attention, il est difficile de savoir qui est porteur du VIH. Amuse-toi, mais prends soin de toi. Ceci est une campagne du ministère de la Santé."

Une initiative qui, selon Le Figaro, n'aurait pas vraiment plu aux responsables de Tinder, puisque ces derniers ont interpellé le ministère brésilien de la Santé pour l'informer de "la suppression des comptes concernés, qui violent les conditions d'utilisation de l'application", sur laquelle "aucune publicité n'est tolérée." (A.V.)

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