A-t-on trouvé un "train d'or nazi" en Pologne ?

21/08/15 à 09:49 - Mise à jour à 09:49

Une annonce de la découverte d'une vieille rame d'un train blindé dans le sud-ouest de la Pologne a ressuscité dans les médias la légende de trains fourrés d'or et de bijoux volés par les nazis et disparus dans les Sudètes à la fin de la Seconde guerre mondiale.

A-t-on trouvé un "train d'or nazi" en Pologne ?

© Thinkstock

"Nous avons reçu une lettre d'un bureau d'avocat représentant deux hommes qui déclarent avoir identifié l'endroit où gît une rame d'un train, probablement blindé", a indiqué à l'AFP Arkadiusz Grudzien, le porte-parole de la mairie de Walbrzych, le chef-lieu de la région. "Le texte n'apportait aucune précision sur le lieu exact de la découverte. Les deux hommes ont demandé de nous rencontrer", a précisé M. Grudzien.

Il s'agit d'un Allemand et d'un Polonais, selon l'avocat représentant les auteurs de la découverte présumée. "Ce sont des gens sérieux (...). Ce qu'ils ont présenté lors de notre entretien m'encourage à considérer cette affaire comme très crédible", a déclaré Me Jaroslaw Chmielewski dans un entretien avec le site Onet.pl, sans dévoiler l'identité de ses clients. L'information porte sur la découverte d'une rame blindée, longue de 120 à 150 m. "Mes clients sont toutefois sceptiques quant à la question de savoir s'il s'agit effectivement du célèbre train" nazi avec de l'or et d'autres objets précieux, "sans qu'on puisse l'exclure complétement", a-t-il affirmé. Différentes légendes autour de galeries souterraines secrètes près de Walbrzych, où seraient dissimulés des trésors du Troisième Reich, prennent source dans l'histoire d'un énorme chantier nazi allemand de constructions souterraines, connues sous le nom de code de Riese (Géant).

Ces installations impressionnantes, construites par des travailleurs forcés et prisonniers de camps de concentration, devaient initialement accueillir dans les Sudètes des ateliers de production d'armes stratégiques allemandes, bien à l'abri des raids aériens alliés. Une partie des galeries souterraines sont aujourd'hui ouvertes aux touristes. La région attire aussi des "chercheurs de trésors" motivés par les vieilles légendes locales.

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