Inde: les nationalistes hindous promettent une "nouvelle ère" après leur victoire

16/05/14 à 12:13 - Mise à jour à 12:13

Source: Le Vif

(Belga) Le parti nationaliste hindou de Narendra Modi célébrait vendredi une victoire écrasante aux législatives en Inde, promettant une "nouvelle ère" fondée sur la relance de l'économie après dix ans de pouvoir du parti du Congrès.

Inde: les nationalistes hindous promettent une "nouvelle ère" après leur victoire

Les résultats provisoires donnaient en début d'après-midi une majorité absolue au parlement pour le Bharatiya Janata Party (BJP) de Modi, une première depuis 30 ans pour un parti seul. "L'Inde a gagné. Les beaux jours arrivent", a réagi Modi dans un tweet. Ces premiers résultats dépassent toutes les prévisions des sondeurs. Dans les locaux du BJP de toute l'Inde, les festivités battent leur plein depuis le matin, avec distributions de confiserie et lancers de pétards. Ce triomphe du BJP remodèle le paysage politique indien, transformant le parti nationaliste hindou en puissance politique nationale au détriment d'un parti du Congrès de la dynastie Gandhi-Nehru réduit à la portion congrue, dur revers pour une formation habituée à diriger le pays. "C'est le début du changement, la révolution d'un peuple et le début d'une nouvelle ère", a déclaré à l'AFP un dirigeant du BJP, Prakash Javadekar, depuis le siège du parti à New Delhi. Les attentes sont fortes au sein de la population indienne qui veut croire que le nouvel homme fort de l'Inde pourra reproduire les recettes économiques testées dans son Etat du Gujarat, qu'il dirige depuis 2001. Modi, fils d'un vendeur de thé de 63 ans, a monopolisé l'attention pendant toute la campagne électorale, promettant d'incarner un pouvoir fort à même de relancer l'économie indienne tout en gommant son passé de leader nationaliste hindou controversé. Le dirigeant du BJP est regardé avec méfiance par la minorité musulmane depuis les émeutes de 2002 dans le Gujarat. A l'opposé, le parti du Congrès sort usé par dix ans de pouvoir, des scandales de corruption à répétition et puni pour son incapacité à relancer la croissance et à juguler l'inflation. Il a rapidement reconnu sa défaite qui pourrait être la plus cinglante de son histoire. "Nous acceptons la défaite. Nous sommes prêts à siéger dans les rangs de l'opposition", a dit le porte-parole et dirigeant du parti, Rajeev Shukla, devant les journalistes au siège du parti. (Belga)

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