Il y a une "responsabilité" à agir en Syrie même sans accord à l'ONU, selon Wlliam Hague

28/08/13 à 18:51 - Mise à jour à 18:51

Source: Le Vif

(Belga) Le chef de la diplomatie britannique William Hague a reconnu mercredi que l'adoption par le Conseil de sécurité du projet de résolution présentée par son pays était "improbable" mais a répété qu'il fallait agir même sans aval de l'ONU face à un "crime contre l'humanité" en Syrie.

Il y a une "responsabilité" à agir en Syrie même sans accord à l'ONU, selon Wlliam Hague

"Je m'attends à ce qu'il y ait encore des discussions à New York les prochains jours, nous avons entamé ces discussions sur une résolution parce que le mieux serait que les Nations unies soient unies, même si cela paraît improbable étant donné les veto opposés par la Russie et la Chine dans le passé, mais nous devons essayer", a déclaré le ministre des Affaires étrangères. Les ambassadeurs des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité tenaient mercredi des consultations à huis clos sur le projet de résolution britannique, qui "condamne l'attaque chimique" du 21 août près de Damas dont Washington, Londres et Paris tiennent le régime de Bachar al-Assad pour responsable, et "autorise les mesures nécessaires pour protéger les civils", y compris l'usage de la force. "Nous sommes clairs sur le fait que s'il ne peut pas y avoir d'accord, s'il n'y a pas d'accord aux Nations unies, nous avons toujours une responsabilité, nous et d'autres nations, avons toujours une responsabilité", a insisté William Hague. "C'est le premier recours à une guerre chimique au 21e siècle, ce doit être inacceptable, nous devons affronter quelque chose qui est un crime de guerre, un crime contre l'humanité". "Si nous ne le faisons pas, nous devrons affronter des crimes encore plus graves dans le futur. Donc nous continuons à chercher une réponse forte de la communauté internationale, qui soit légale, qui soit proportionnée et destinée à empêcher tout usage futur d'armes chimiques". Lundi déjà, le ministre britannique avait jugé qu'il serait "possible" de répondre à l'usage d'armes chimiques en Syrie "sans unité complète au Conseil de sécurité de l'ONU". (Belga)

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