Il est encore trop tôt pour évaluer correctement le décret inscriptions

27/11/12 à 16:17 - Mise à jour à 16:17

Source: Le Vif

(Belga) Il est encore trop tôt pour présenter une évaluation statistique correcte du décret inscriptions, et notamment son influence sur la mixité sociale, est-il ressorti mardi d'une audition de la Commission du pilotage du système éducatif (COPI), en commission du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Un premier rapport d'évaluation a développé un "indice de similarité", qui établit quel pourcentage d'élèves inscrits en 1e année commune du secondaire devraient - très théoriquement - changer d'école pour que l'ensemble des établissements accueillent au moins 20% d'élèves issus d'écoles primaires à indice socio-économique faible (élèves Isef). Ce taux de similarité était de 16,8% pour la cohorte d'étudiants 2010-2011, à comparer aux 17,3% de la cohorte 2006-2007 prise comme référence. Il serait toutefois prématuré d'en déduire que la mixité sociale a progressé de 0,5 point de pourcentage. "Seule l'étude de l'évolution de cet indice pourra le dire", soulignent les représentants de la COPI, conscients de la multiplicité des facteurs à prendre en compte (augmentation du nombre d'élèves, prise en compte d'écoles accueillant jusqu'à 100% d'élèves ISEF, etc). Il faut trois années scolaires pour évaluer correctement les chiffres. Une analyse complète ne peut donc être attendue avant le début 2015, a souligné la COPI. Cette dernière a par ailleurs tenu à aller plus loin que l'évaluation prévue par le décret lui-même. Elle a développé une analyse par zones d'enseignement, qui confirme que l'écart en termes de mixité sociale est le plus important en Région de Bruxelles-capitale, où la population est la moins homogène à cet égard. (BPE)

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