Groupe Westerwelle: Reynders veut politiser l'Europe

19/07/13 à 17:18 - Mise à jour à 17:18

Source: Le Vif

(Belga) Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, veut politiser l'Union européenne. Telle est l'une des pistes qu'il développera vendredi devant plusieurs de ses collègues au cours d'une réunion du groupe dit "Westerwelle", du nom du chef de la diplomatie allemande.

Groupe Westerwelle: Reynders veut politiser l'Europe

Ce groupe informel reprend ses travaux vendredi à Palma de Majorque, après avoir tenu cinq réunions l'an passé. Dix-huit ministres seront présents ainsi que quatre parlementaires européens pour aborder plusieurs thèmes et dégager des propositions qu'ils soumettront à leurs autres collègues du Conseil Affaires générales. Parmi ces thèmes, figure la place de l'Europe dans le monde. "Il faut politiser l'Union européenne et sortir du débat des pro- contre anti-européens pour aborder le contenu des politiques. A un an des élections européennes, le débat européen doit prendre de l'ampleur", a souligné M. Reynders. Le ministre préconise l'évolution de l'Union vers une logique de deux assemblées, le parlement européen et le conseil européen, la Commission étant dans un rôle exécutif. Et ces deux institutions doivent, selon lui, être en mesure de fonctionner selon des majorités, le cas échéant qualifiées quand il s'agit du conseil européen. Que ce soit pour le choix du président du parlement ou de la Commission, l'Europe doit sortir de la logique d'un partage des mandats entre groupes qui donne, à l'entendre, l'impression qu'il y a plusieurs Europes. "Pour mener des politiques, dans toute démocratie, il faut travailler selon la règle de la majorité, même si elle est qualifiée. L'unanimité, ça n'a rien de très démocratique", a souligné M. Reynders. Autre thème, l'économie et l'euro. Le ministre belge soutient l'idée d'un ministre des Finances de l'Union européenne ou à tout le moins de l'eurogroupe, l'octroi de compétences budgétaires renforcées à un commissaire, qui pourrait le cas échéant refuser certaines dépenses d'Etats membres, et l'émission d'obligations européennes. "Les trois sont liés", estime M. Reynders. (Belga)

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