Grève à la SNCB - La CGSP-Cheminots espère que la direction de la SNCB "a compris le message"

30/06/14 à 20:12 - Mise à jour à 20:12

Source: Le Vif

(Belga) La CGSP-Cheminots, syndicat à l'initiative de la grève qui a paralysé le rail belge lundi, a dit espérer que la direction de la SNCB avait compris le message qu'elle a voulu faire passer, a-t-elle indiqué par la voix de son président Michel Abdissi. Ce dernier a tenu à rappeler que ce n'était pas de gaieté de coeur que la CGSP-Cheminots a fait grève et qu'il était conscient des inconvénients que cela a pu occasionner aux travailleurs et aux navetteurs.

Grève à la SNCB - La CGSP-Cheminots espère que la direction de la SNCB "a compris le message"

Jean-Pierre Goossens, le président de la branche flamande du syndicat socialiste, s'est lui dit surpris par l'ampleur d'un mouvement qui "a dépassé ses rêves les plus fous". "Je pensais qu'il y aurait assez de personnel pour garantir un service minimal étant donné que nous représentons seulement 48% des travailleurs de la SNCB", a-t-il confié. Pour M. Abdissi, "si un maillon de la chaîne est absent, c'est toute la chaîne qui est coupée. Ce qui explique le succès de la grève. Cela démontre aussi la quasi-impossibilité de mettre en place un service minimum sur le rail belge." Les chiffres de la grève que nous avons enregistrés sont intéressants, poursuit le président de la CGSP-Cheminots. "Nous avons reçu une très bonne réaction de la part des cheminots. Leur adhésion démontre le ras-le-bol des travailleurs." L'action de lundi visait notamment à dénoncer des problèmes d'effectifs et la lenteur des engagements à la SNCB. Une sous-commission paritaire est prévue mercredi. Aucun dossier n'apporte de solution à court ou moyen terme concernant le problème de recrutement de personnel, constate toutefois M. Abdissi, déplorant en outre que l'on veuille "encore augmenter la productivité des cheminots, ce qui nous conforte dans notre préavis". La CGSP-Cheminots "ne veut pas être la complice d'un accident au niveau du rail qui serait survenu parce que les cheminots n'étaient pas à 100% de leurs capacités", a-t-elle conclu. (Belga)

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