Grèce: poursuites pénales contre les cinq députés néonazis arrêtés

29/09/13 à 00:46 - Mise à jour à 00:46

Source: Le Vif

(Belga) Des poursuites pénales ont été engagées samedi par le procureur contre le dirigeant du parti néonazi grec Aube dorée et les quatre autres députés de cette formation arrêtés dans la journée, qui restent tous détenus jusqu'à leur présentation à un juge, a-t-on appris de source judiciaire.

Les poursuites ont été ouvertes sous le chef de "participation à une organisation criminelle" et "direction" de cette organisation s'agissant de Nikos Michaloliakos, fondateur et leader d'Aube dorée. Ces qualifications sont également retenues à l'encontre des quinze autres membres du parti arrêtés samedi lors d'un vaste coup de filet policier. La présentation des mis en cause aux deux juges d'instruction désignés pour suivre ce dossier doit intervenir dans les cinq jours, précise-t-on de source judiciaire. C'est à ces juges qu'il reviendra de se prononcer sur l'éventuelle inculpation des députés et membres d'Aube dorée interpellés. En attendant leur comparution, tous les députés arrêtés restent détenus. Le chef de détention illégale d'armes a été également été retenu au regard de plusieurs saisies intervenues dans la journée chez les suspects, dont le dirigeant d'Aube dorée. L'image saisissante de Nikos Michaloliakos, 56 ans, sortant menotté des bureaux de la police grecque à Athènes pour être transféré en début de soirée au tribunal a tourné en boucle sur les chaînes de télévision du pays. Selon une source judiciaire, l'enquête menée depuis une semaine par la Cour suprême grecque a permis de rassembler des charges qui permettent de qualifier le parti Aube dorée d'"organisation criminelle". La Cour Suprême a été chargée d'enquêter sur le meurtre, il y a dix jours, d'un musicien antifasciste poignardé dans la banlieue d'Athènes par un membre d'Aube dorée qui a reconnu les faits. Ce meurtre a bouleversé la Grèce et provoqué au sein de l'exécutif, longtemps accusé de complaisance vis-à-vis des néonazis, un sursaut de pugnacité contre les membres de ce parti soupçonnés de nombreuses exactions, notamment contre les étrangers, et qui est entré au parlement en juin 2012 en faisant élire 18 députés (Belga)

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