Grande-Bretagne - La police évalue à 3,4 millions d'euros le coût de la surveillance d'Assange

15/02/13 à 22:45 - Mise à jour à 22:45

Source: Le Vif

(Belga) La surveillance policière du fondateur de WikiLeaks Julian Assange à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il est réfugié depuis juin pour échapper à une extradition vers la Suède, a coûté 2,9 millions de livres (3,4 millions d'euros), selon des calculs faits vendredi par Scotland Yard.

Grande-Bretagne - La police évalue à 3,4 millions d'euros le coût de la surveillance d'Assange

Les policiers assurent depuis près de huit mois une présence permanente à l'extérieur de l'ambassade, située dans un immeuble à deux pas des grands magasins Harrods. Sur ces 2,9 millions de livres, 2,3 millions correspondent aux salaires des policiers en faction et 0,6 million représente le coût des heures supplémentaires, détaille la police. Si Julian Assange mettait un pied hors de l'ambassade, il serait arrêté en vue d'une extradition vers la Suède qui le réclame à la suite d'accusations de viol et d'agressions sexuelles. L'Australien de 41 ans, qui clame son innocence, craint à terme d'être envoyé aux Etats-Unis et d'y être jugé pour la divulgation par WikiLeaks de centaines de milliers de documents secrets. Quito lui a accordé l'asile politique en août dernier. "Le gouvernement équatorien est préoccupé par l'important coût payé par les contribuables de Londres pour la surveillance de l'ambassade", a indiqué un porte-parole de la représentation diplomatique. "Toutefois nous pensons que ces dépenses pourraient être évitées si le gouvernement britannique apportait les assurances que le gouvernement équatorien demande, (c'est-à-dire) qu'il n'y ait pas d'extradition ultérieure vers les Etats-Unis", a-t-il poursuivi. "Le ministère britannique de l'Intérieur a le pouvoir d'offrir ces assurances mais a jusqu'à présent refusé de le faire. Jusqu'à ce que nous obtenions ces assurances, le gouvernement équatorien continuera à protéger les droits de l'homme de Julian Assange, qui sont protégés par le droit international", a conclu le porte-parole. (JUG)

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