Gens du voyage à Landen - Les caravanes sont parties sans incident

17/07/14 à 14:17 - Mise à jour à 14:17

Source: Le Vif

(Belga) Les gens du voyage installés depuis dimanche sur un terrain industriel de Landen, en Brabant flamand, sont partis comme prévu jeudi après-midi, rapporte Gino Debroux (sp.a), le bourgmestre de la commune. Ils ont rejoint Overpelt, dans le Limbourg, où ils pourront rester quatre à cinq jours d'après le bourgmestre Dirk Vanseggelen (CD&V).

Le groupe de gens du voyage -une trentaine de caravanes- s'était posé à Landen dimanche soir. Le propriétaire du terrain et la ville de Landen ne leur avaient pas donné l'autorisation de s'y installer et leur avaient intimé l'ordre de partir. Il avait ensuite été prévu avec ces personnes qu'elles s'en iraient mardi matin. Mardi soir, cependant, elle faisaient savoir qu'elles resteraient jusqu'à vendredi. Le bourgmestre a alors eu l'idée de mettre en route une installation musicale de 14.400 watts afin de les chasser. Après une heure de musique puissante puis de négociations avec la police locale, les gens du voyage s'étaient engagés à quitter les lieux jeudi midi. "Ils ont effectivement quitté le terrain sans problème", confirme Gino Debroux. Le bourgmestre s'apprête à présent à recevoir une délégation de Jeunes socialistes mécontents de la façon dont il a traité les gens du voyage. "Ils viendront uniquement pour exposer leur point de vue sur la problématique", souligne l'édile, alors que les Jeunes socialistes ont prévu d'organiser un "festival de protestation". Le groupe de gens du voyage, quant à lui, a rejoint Overpelt, une commune qui accueille régulièrement des caravanes de nomades. "Nous nous arrangeons à l'amiable avec eux. Ils peuvent rester quatre à cinq jours et payent pour les déchets qu'ils laissent dans un conteneur que nous louons", explique le bourgmestre Dirk Vanseggelen (CD&V). "Nous attendons cependant une solution structurelle du gouvernement flamand. Il faut des lignes directrices uniformes pour régler ce genre de situation. Pour le moment, chaque commune agit comme elle l'entend", déplore l'homme politique. (Belga)

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