"Gaffe" à Montreux: le festival s'excuse, vers un apaisement des parents Villemin

18/07/13 à 07:22 - Mise à jour à 07:21

Source: Le Vif

(Belga) Le Festival de Jazz de Montreux a envoyé un courriel d'excuses aux parents du petit Grégory Villemin, le garçonnet assassiné en 1984, pour avoir malencontreusement utilisé sa photo dans une publicité, a déclaré mercredi leur avocat.

"Gaffe" à Montreux: le festival s'excuse, vers un apaisement des parents Villemin

Plus tôt dans la journée, Me Thierry Moser avait affirmé que Christine et Jean-Marie Villemin avaient l'intention de porter plainte contre le festival suisse, déplorant n'avoir reçu aucune excuse directe de la part des organisateurs. Mais ce courriel reçu mercredi après-midi, dans lequel les organisateurs du festival se disent "absolument consternés" par ce qui s'est passé, "me paraît un élément positif sur la voie de l'apaisement", a estimé Me Moser en début de soirée. Jean-Marie Villemin, le père du petit Grégory, assassiné en 1984 dans les Vosges à l'âge de 4 ans - un meurtre qui n'a jamais été élucidé -, "souhaite maintenant prendre le temps de la réflexion, il s'accorde une quinzaine de jours pour décider de la suite à donner à cette histoire", a ajouté l'avocat. Mardi, un internaute avait révélé qu'une photo légèrement floutée du petit Grégory avait été utilisée pour illustrer une publicité pour la garderie d'enfants du Festival de Montreux, qui figurait à la dernière page de son journal appelé Montreux Jazz Chronicle. Selon un porte-parole du festival, une graphiste de 20 ans qui cherchait une image d'enfant sur Google pour illustrer la publicité est tombée sur celle du petit Grégory sans savoir de qui il s'agissait et l'a utilisée. Les exemplaires du journal ont été immédiatement retirés de la circulation une fois l'erreur connue, qui avait aussi échappé à la rédaction en chef du journal du festival. Le meurtre du petit Grégory est l'une des plus retentissantes affaires judiciaires des 30 dernières années en France. Le corps de l'enfant avait été retrouvé en octobre 1984 dans une rivière des Vosges, les mains et les jambes liées, non loin du domicile de ses parents. Un mystérieux corbeau avait fait part du crime par un appel téléphonique quelques heures avant la découverte du corps. Le lendemain, le crime était revendiqué par une lettre anonyme adressée au père de l'enfant. (Belga)

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