Fronde des petits partis contre le déroulement des élections

05/06/14 à 13:15 - Mise à jour à 13:15

Source: Le Vif

(Belga) Une demi-douzaine de petits partis se sont réunis jeudi à Bruxelles pour dénoncer le déroulement à leurs yeux ni honnête ni transparent des élections régionales et fédérales du 25 mai dernier, réclamant un retour aux urnes.

Fronde des petits partis contre le déroulement des élections

Ces petits partis qui n'ont pas obtenu d'élus - Belgique unie-B.U.B, ROSSEM, ROEL, Pirates, Pensio(e)nPlus, VCP, Vivant, etc - ont annoncé le dépôt de plusieurs recours aux parlements flamand, bruxellois et fédéral. Ils disent ne pas se faire d'illusion sur l'issue négative de ces recours, qui seront traités par les élus des nouvelles assemblées, en l'absence d'une commission électorale réellement "indépendante". "Mais nous ne voulons pas donner l'impression que nous acceptons ces élections", ont-ils expliqué. Ces partis, échaudés notamment par le bug informatique qui a frappé le scrutin, s'attachent à récolter des déclarations sur l'honneur pour fonder une plainte au pénal pour faux en écritures et fraude électorale. Ils réclament de nouvelles élections, l'institution d'une commission électorale indépendante ainsi qu'un nouveau système électoral, sans exclure le scrutin électronique, pour autant qu'il soit mieux vérifiable que l'actuel. A défaut d'obtenir gain de cause en Belgique, ils comptent poursuivre leur action devant les instances internationales: OSCE, ONU ou Cour européenne des droits de l'homme. Enumérant une série d'incongruités dans les résultats, ils s'en prennent aussi au traitement inégal des médias ou des pouvoirs locaux (affichage, distribution de folders, etc) à leur égard, à leur impossibilité d'accéder à un financement public, au seuil électoral des 5%, au privilège du numéro national attribué aux plus grands partis, etc. Ils mettent en cause le traitement du bug informatique par le SPF Intérieur et suspectent une politisation des sociétés en charge des systèmes électroniques de vote au nord et au sud du pays. "Nous ne portons pas d'accusations et ne disposons pas de preuves, mais nous nous interrogeons sur l'indépendance", ont-ils commenté. (Belga)

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