France: la CGT, le premier syndicat, boycotte la conférence sociale

07/07/14 à 16:12 - Mise à jour à 16:12

Source: Le Vif

(Belga) Face au réformisme affiché par le pouvoir socialiste, le premier syndicat français, la CGT, a pris la décision inédite de boycotter la seconde journée de la conférence sociale mardi, portant un coup dur à ce rendez-vous annuel destiné à préparer les mesures face au chômage de masse.

France: la CGT, le premier syndicat, boycotte la conférence sociale

Le président François Hollande et son Premier ministre Manuel Valls ont ouvert lundi en début d'après-midi à Paris la conférence sociale, dont la seconde journée, mardi, sera boycottée par la CGT. Accusant Manuel Valls de céder aux injonctions du patronat, la CGT a décidé qu'elle ne participerait pas mardi aux sept tables rondes prévues autour de 11 ministres, ni au discours de clôture de Manuel Valls dans l'après-midi, a appris l'AFP auprès d'une source syndicale. Mais la CGT a maintenu sa présence à la réunion à huis clos lundi avec François Hollande, qui doit s'exprimer dans l'après-midi en séance plénière, l'occasion pour lui de faire le point sur le pacte de responsabilité, un ensemble de mesures sur lesquelles il compte sortir le pays de l'ornière. De son côté, s'affirmant en "colère" contre le Premier ministre qu'il accuse de "mépris" à l'égard des syndicats et décidé à "marquer le coup", Jean-Claude Mailly, numéro un du syndicat Force ouvrière (majoritaire chez les fonctionnaires) a lui aussi laissé plané la menace d'un boycott, avant la réunion des instances du syndicat. Pour les syndicats, les motifs de mécontentement s'accumulent. La CGT et FO, opposés depuis le début au pacte de responsabilité, qu'ils ont rebaptisé "pacte d'austérité", ont très mal pris les récentes décisions du Premier ministre sur le report partiel du compte pénibilité et sa proposition d'une simplification du code du Travail. Accusant le gouvernement de céder au "chantage" du patronat, ils ont aussi reproché à Manuel Valls de ne pas les avoir consultés. Le "pacte de responsabilité", qui a consacré aux yeux de la gauche française le virage "social-démocrate" du président, prévoit 40 milliards d'euros d'aide aux entreprises contre la création d'un demi-million d'emplois d'ici à 2017. Ce plan est présenté par M. Hollande comme "le plus grand compromis social depuis des décennies". (Belga)

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