France: incidents à Paris après la manifestation contre le mariage homo

24/04/13 à 00:56 - Mise à jour à 00:56

Source: Le Vif

(Belga) Des incidents ont éclaté mardi soir dans le centre de Paris après la manifestation des opposants au mariage homosexuel, dont certains lançaient des projectiles sur les forces de l'ordre qui répliquaient au gaz lacrymogène, ont constaté des journalistes de l'AFP.

France: incidents à Paris après la manifestation contre le mariage homo

Vers 21H50, les organisateurs avaient appelé la foule de quelque 3.500 personnes, selon un décompte de la police, à "quitter calmement les lieux", sur fond de "Ce n'est qu'un au revoir" diffusé par la sono. Vers 22H45, des centaines de personnes étaient toujours présentes sur l'esplanade des Invalides. Entre 50 et 100 manifestants selon les journalistes de l'AFP, certains masqués ou encagoulés, provoquaient les CRS et gendarmes mobiles, retranchés derrière des grilles fixées à des camions anti-émeutes interdisant l'accès à la rue de l'Université, tout près de l'Assemblée nationale. Pétards, bouteilles et autres projectiles étaient lancés en grand nombre sur les forces de l'ordre qui répliquaient par de longs jets de gaz lacrymogène pour éloigner les excités. Vers 23H30, les échauffourées s'étaient déplacées sur le quai d'Orsay, où les provocateurs se servaient d'objets divers volés sur un chantier (pavés, barrières de chantier, barres de fer, gaines électriques) pour les lancer sur les forces de l'ordre. "Les affrontements sont extrêmement violents", a indiqué une source policière. Aucun affrontement direct n'était visible, ont constaté des journalistes de l'AFP, mais les CRS et gendarmes mobiles étaient harcelés et bombardés de projectiles derrière les grillages de leurs camions anti-émeutes. Un commissaire de police a été blessé par un pavé à la tête et devait être évacué par les secours, selon la source policière, précisant que son état était inconnu pour l'instant. Les journalistes, traités de "collabos", "salauds" et "pourris", étaient également pris à partie par des manifestants agressifs, verbalement et physiquement. Un groupe de journalistes a d'ailleurs été pris en chasse brièvement par un groupe d'hommes encagoulés, et un photographe de l'AFP a été aspergé de gaz lacrymogène et pris à partie dans les échauffourées. (Belga)

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