France - Grande confusion à l'UMP, Copé et Fillon revendiquent la victoire et s'accusent de fraudes

19/11/12 à 01:00 - Mise à jour à 01:00

Source: Le Vif

(Belga) Le vote des adhérents pour désigner un nouveau président à l'UMP a tourné à la foire d'empoigne dimanche soir, Jean-François Copé et François Fillon revendiquant chacun de leur côté la victoire, pendant que leurs camps s'accusaient de fraudes.

France - Grande confusion à l'UMP, Copé et Fillon revendiquent la victoire et s'accusent de fraudes

A 23H30, alors qu'une pluie d'annonces de contestations s'était abattue sur le scrutin, Jean-François Copé a le premier revendiqué la victoire au siège de l'UMP. "Les militants et les militants de l'UMP viennent aujourd'hui de m'accorder la majorité de leurs suffrages et ainsi de m'élire comme président de l'UMP", a-t-il lancé devant ses partisans. Un de ses proches a assuré que M. Copé avait "1.000 voix" d'avance sur son rival. Peu après, c'était au tour de François Fillon de venir annoncer sa "courte victoire de 224 voix", tout en prévenant que ses résultats devaient être officialisés par la commission interne du parti, la Cocoe. Cette guerre des nerfs, dont l'UMP se serait bien passée, s'est doublée d'accusations de fraudes mutuelles entre les deux camps. Dans la soirée, les proches de Jean-François Copé ont affirmé avoir constaté des "irrégularités" à Nice, fief des fillonistes Christian Estrosi et Eric Ciotti, et à Paris, où François Fillon est élu. Dans la 1re circonscription des Alpes-Maritimes, comme dans le XVIe arrondissement de la capitale, c'est le décalage entre les bulletins comptabilisés et les émargements qui a jeté le trouble. "Nous formulerons un certain nombre de contestations, bien supérieures à celles de Jean-François Copé", a rétorqué à Paris le député Bernard Debré, proche de François Fillon, laissant augurer une bataille difficile. Le parlementaire a notamment évoqué des procurations suspectes et parlé d'"anomalies très flagrantes". (MEHDI FEDOUACH)

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