France: François Hollande promet un "agenda du redressement" et défend son action

09/09/12 à 22:10 - Mise à jour à 22:10

Source: Le Vif

(Belga) Le président français François Hollande, en chute dans les sondages, a annoncé dimanche qu'il allait fixer un "agenda du redressement" sur "deux ans", annonçant des hausses d'impôt et la confirmation d'une forte taxation des revenus supérieurs à un million d'euros.

"Le cap, c'est le redressement de la France", a-t-il dit à la chaîne de télévision TF1. "Je vais fixer un agenda du redressement: deux ans". "Deux ans pour à la fois mettre en oeuvre une politique pour l'emploi, pour la compétitivité et le redressement des comptes publics", a-t-il résumé. Depuis son entrée en fonctions, "le gouvernement n'a pas perdu son temps. Il a agi et rapidement", a aussi assuré le chef de l'Etat français, alors que les critiques montent sur une gestion jugée pas assez entreprenante. Il s'est justifié en évoquant "un chômage élevé, une compétitivité dégradée, des déficits considérables, un endettement historique". "Nous devons inverser la courbe du chômage d'ici un an", a ainsi déclaré François Hollande, alors que la barre des trois millions de chômeurs en France a été récemment franchie (à un taux de près de 10%). Concernant le budget 2013, il a annoncé qu'il serait bâti en fonction d'une prévision de croissance "réaliste", à savoir "sans doute 0,8%". Pour 2012, la croissance devrait être "à peine supérieure à zéro". Il a promis que l'Etat ne dépenserait en 2013 pas un euro de plus qu'en 2012 et expliqué que sur les 30 milliards d'euros nécessaires pour boucler le budget l'année prochaine "10 milliards d'euros" proviendront "des ménages", 10 autres des grandes entreprises et encore 10 autres du budget de l'Etat. "On va demander 10 milliards d'euros aux ménages, aux plus favorisés notamment", a déclaré M. Hollande qui a décidé notamment d'une hausse d'impôts quasi-généralisée pour les ménages via un gel du barème de l'impôt sur le revenu, d'une taxe exceptionnelle sur la part des revenus dépassant un million d'euros, et de l'alignement de la taxation des revenus du capital sur celle des revenus du travail. A propos de sa volonté de taxer à 75% les revenus de plus d'un million d'euros, promesse emblématique de campagne, il a assuré qu'il n'y aurait pas d'exceptions. Le président s'est enfin montré sévère à l'égard du patron du groupe de luxe LVMH, Bernard Arnault, qui a demandé sa naturalisation en Belgique. "Il aurait dû bien mesurer ce que signifie demander une autre nationalité parce que nous sommes fiers d'être Français", a déclaré M. Hollande. (CLA)

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