France: compromis à droite, avec un partage provisoire du pouvoir à l'UMP

10/06/14 à 21:49 - Mise à jour à 21:49

Source: Le Vif

(Belga) Le bureau politique du parti de droite français UMP a voté mardi la mise en place d'une direction provisoire, pour sortir du scandale né de la révélation de fausses factures qui a conduit à la démission forcée de son président Jean-François Copé.

Un triumvirat composé des trois anciens Premiers ministres Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé et François Fillon, prend la "direction provisoire" du parti, alors que Luc Chatel est nommé secrétaire général, après un vote du bureau politique du mouvement, mardi à Paris. Les quelque 50 membres du bureau politique, sorte de gouvernement élargi du parti, ont tous voté en faveur de la "proposition de résolution", aussi bien ceux de la tendance juppéo-fillonistes que les sarkozystes ou les copéistes. Cette direction provisoire, installée après la démission forcée de Jean-François Copé, est en place jusqu'au congrès de l'automne, qui élira un nouveau président "d'ici le mois de novembre", selon M. Juppé. "Seule une décision unanime nous permet de repartir de l'avant", a insisté le maire de Bordeaux à l'issue du bureau. "L'UMP est sauvée", s'est exclamé de son côté M. Raffarin. Mais derrière les divergences politico-juridiques à propos de la prochaine direction du mouvement, se profile le véritable enjeu de la bataille: le nom du candidat UMP à la présidentielle de 2017. Le sujet est particulièrement sensible dans un parti meurtri en 2012 par deux défaites (présidentielle et législatives) et dépassé par le Front national (extrême droite) aux européennes. Le parti, fondé en 2002, affronte en plus la tempête Bygmalion, la révélation de fausses factures pour un montant total d'une dizaine de millions d'euros, faites au nom de l'UMP alors que les dépenses visaient à honorer des contrats liés à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, et une crise financière sans précédent le plaçant en quasi-faillite. Le retour annoncé de l'ancien président Nicolas Sarkozy met aussi le parti en ébullition. (Belga)

Nos partenaires