Formation Wallonie et FWB - Enseignement supérieur: "un refinancement, ou de l'imagination", demande l'ARES

24/06/14 à 19:02 - Mise à jour à 19:02

Source: Le Vif

(Belga) Les opérateurs de l'enseignement supérieur ont demandé mardi aux formateurs PS et cdH d'un gouvernement en Fédération Wallonie-Bruxelles de trouver les moyens d'accroître les ressources financières, alors que le cadre budgétaire s'annonce très difficile.

"Les formateurs nous ont dit qu'il y avait peu d'argent ; or, nous sommes contraints d'en trouver vu notre dénuement financier extrême", a souligné le recteur de l'ULB Didier Vivers, qui préside ad interim l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (ARES), l'organe nouvellement institué pour réunir les universités, hautes écoles, écoles supérieures des arts et enseignement supérieur de promotion sociale, tous réseaux confondus. Le nombre d'étudiants se lançant dans des études supérieures a fortement augmenté ces 15 dernières années, sans avoir été accompagné du financement correspondant. Cela a mené de facto à un définancement de 15% par étudiant en euros constants, rappellent les acteurs de l'enseignement supérieur. L'alternative, "c'est soit un refinancement par les pouvoirs publics - ce que nous espérons -, soit ensemble, faire preuve d'imagination", expose M. Viviers. Il évoque notamment une souplesse de financement offerte par des mesures telles que des chèques-education. Les interlocuteurs ont aussi insisté sur la nécessité d'implémanter le nouveau paysage de l'enseignement supérieur en respectant l'autonomie des établissements ainsi que les spécifictés de chaque type d'enseignement. Avant l'enseignement supérieur, les présidents du PS Elio Di Rupo et Paul Magnette, et du cdH Benoît Lutgen avaient reçu des fédérations d'associations de parents. La FAPEO (enseignement officiel) et l'UFAPEC (catholique) ont fait part de priorités communes, comme la pérennisation des moyens investis en urgence ces derniers mois dans les bâtiments scolaires. Ils ont aussi insisté sur la nécessité d'améliorer le décret inscription pour mieux prendre en compte les choix pédagogiques des parents d'élèves et augmenter la mixité en réduisant les critères géographiques. Le transport scolaire et la formation initiale des enseignants faisaient aussi partie de leurs principaux soucis. Mercredi, les trio présidentiel PS et cdH doit se retrouver à Namur pour poursuivre la délimitation du cadre budgétaire. (Belga)

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