Formation fédérale - Charles Michel attendu mardi au Palais

21/07/14 à 23:52 - Mise à jour à 23:52

Source: Le Vif

(Belga) L'informateur royal Charles Michel se rendra mardi à nouveau au Palais de Bruxelles pour faire rapport de sa mission au Roi. Le président du MR a été chargé d'examiner les formules qui permettront de former un gouvernement fédéral. Lors de son discours du 21 juillet, le chef de l'Etat, a réitéré le voeu que "les gouvernements de l'Etat fédéral et des entités fédérées soient tous à pied d'oeuvre sans tarder".

Les voies qui s'offrent à Charles Michel sont très étroites depuis le "non" opposé par le cdH à une coalition de centre-droit associant la N-VA. L'idée d'une tripartite classique ne suscite pas énormément d'enthousiasme au CD&V. Les démocrates-chrétiens négocient en Flandre avec les nationalistes flamands et ne sont pas enclins, pour le moment du moins, à maintenir une nouvelle fois dans l'opposition des nationalistes flamands. Ceux-ci leur ont mené la vie dure au fédéral et trouveraient un argument de choix à marteler: le CD&V a ramené les socialistes au pouvoir. Qualifiée d'abord d'hérétique, l'idée d'une coalition suédoise (appelée aussi "kamikaze") semble faire son chemin même si elle fait face à deux écueils de taille: le MR serait le seul parti francophone de la majorité face à la N-VA, au CD&V et à l'Open Vld et ce dernier a conditionné sa participation à une majorité fédérale à une entrée dans la majorité flamande dont il est exclu. Or, l'idée de faire entrer un troisième partenaire n'enchante pas le CD&V qui a déjà perdu sa position dominante au profit de la N-VA. La semaine passée, les relations entre la N-VA et le CD&V se sont brusquement tendues. Lundi matin, le ministre-président flamand, Kris Peeters, a toutefois laisse entendre qu'un accord flamand était envisageable pour la fin de la semaine. Une autre possibilité existe encore, sans les libéraux: les coalitions miroirs associant le PS et le cdH d'un côté, et la N-VA et le CD&V de l'autre. Une telle formule impliquerait de mettre autour d'une même table des socialistes et des nationalistes que tout oppose sur le plan socio-économique. A moins de discuter d'une réforme de l'Etat dont personne ne veut, à part les nationalistes, une telle éventualité paraît très peu probable, et ce d'autant plus qu'une telle alliance ne disposerait pas d'une majorité des deux tiers. (Belga)

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