Ford Genk : Le gouvernement flamand reproche à Ford d'avoir mangé sa parole

24/10/12 à 14:49 - Mise à jour à 14:49

Source: Le Vif

(Belga) "C'est une douche froide. Nous avons tout fait pour que Ford Genk reste ouvert", a déclaré mercredi le ministre-président flamand Kris Peeters à l'issue de sa réunion avec la direction de Ford Europe. D'après le gouvernement flamand, le constructeur automobile est revenu sur ses engagements formulés en 2010 et sur les propos tenus aux syndicats en septembre. Kris Peeters parle d'un "parjure". Le gouvernement flamand étudie la possibilité de réclamer les 43,5 millions d'euros accordés.

Ford Genk : Le gouvernement flamand reproche à Ford d'avoir mangé sa parole

Le gouvernement flamand a rencontré mercredi midi la direction de Ford Europe. D'après le CEO de Ford Europe, Stephen Odell, la décision de fermer Ford Genk est principalement basée sur la surcapacité du marché et sur le fait que l'usine de Genk ne fonctionne pas à plein régime, a expliqué Kris Peeters à l'issue de la réunion. "C'est un coup de massue, un cauchemar pour les plus de 4.300 travailleurs, leurs familles et pour les travailleurs des sous-traitants. Cela concerne au total 10.000 personnes. C'était un coup de tonnerre dans un ciel clair", a déclaré Kris Peeters. Le gouvernement flamand veut entendre de la direction de Ford la raison de son revirement. Kris Peeters fait référence au plan d'avenir couché sur papier en 2010 et aux contacts existant en septembre avec les syndicats. "Comment est-ce possible que la situation se soit tant détériorée sur une si courte période? ", s'insurge Kris Peeters. Le gouvernement flamand a investi 43,5 millions d'euros ces dix dernières années. "Nous allons étudier la possibilité de récupérer cet argent", est-il ressorti. Les plus de 30 millions d'euros d'investissements prévus (principalement pour la nouvelle Mondeo) ne seront plus accordés, selon Kris Peeters. (DIRK WAEM)

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