Forages off-shore: l'Europe se dote de règles plus sévères

21/02/13 à 17:41 - Mise à jour à 17:41

Source: Le Vif

(Belga) Près de trois ans après la catastrophe provoquée par l'explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique, l'Union européenne s'est mise d'accord sur une législation européenne plus sévère pour l'exploitation off-shore d'hydrocarbures.

Forages off-shore: l'Europe se dote de règles plus sévères

Négociateurs du Parlement européen et des Etats membres sont tombés d'accord jeudi sur les conditions d'autorisation pour ces forages, ainsi que les responsabilités à engager en cas de pollution. Les sociétés pétrolières et gazières devront ainsi élaborer des analyses de risques et des plans catastrophes. Elles auront aussi à démontrer qu'elles disposent de moyens et des connaissance suffisants pour assurer la sécurité de leurs opérations, et limiter les conséquences en cas d'accidents. Ces opérateurs seront aussi tenus responsables pour tout dégât à l'environnement. L'organisation de défense de l'environnement Greenpeace a toutefois déploré jeudi qu'aucune compensation financière n'ait pas été prévue pour les pêcheurs ainsi que les opérateurs touristiques lors d'une éventuelle marée noire. "A l'heure où plusieurs pays ayant peu d'expérience dans l'exploitation du gaz et du pétrole envisagent de mener de nouveaux forages, il était urgent de se doter d'un cadre législatif renforcé", s'est félicité pour sa part l'eurodéputé belge Ivo Belet (CD&V), rapporteur pour le Parlement. Le compromis ne suscite toutefois pas que des louanges. Ainsi les Verts européens déplorent que les pouvoirs de l'autorité européenne sécurité maritime (EMSA) n'aient pas été renforcés. Elle ne pourra notamment pas mener d'inspections sur les plates-formes. Il n'y aura en outre aucun moratoire pour les forages en zones sensibles, comme le Pôle nord. Pour Ivo Belet, pareille mesure n'aurait toutefois eu que peu de sens, l'Europe ne disposant d'aucun droit sur ces eaux. La question sera toutefois renvoyée vers l'Artic Council, organisation qui regroupe les pays proches de l'Arctique. Les opérateurs devront par ailleurs pouvoir démontrer qu'ils peuvent mettre oeuvre leur plan de secours même dans des conditions météo difficiles. (RBR)

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