Feu vert en commission à l'ouverture des postes d'enseignants aux étrangers

04/06/13 à 12:39 - Mise à jour à 12:39

Source: Le Vif

(Belga) L'ouverture de la fonction publique aux étrangers dans l'enseignement francophone a suscité un débat tendu entre le MR (opposition) et les partenaires de l'Olivier (PS-Ecolo-cdH), mardi en commission de l'Education du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui a finalement approuvé le projet de décret.

Ce texte de la ministre de l'Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet "finalise" une série d'ouvertures similaires ces dix dernières années dans la fonction publique en Wallonie et à Bruxelles. "Ce n'est pas notre choix politique, même si nous sommes favorables à une société de la diversité", a affirmé le député Willy Borsus (MR), plaçant le débat sur celui de l'intégration. "Nous ne souhaitons pas dépouiller la nationalité de certaines de ses conséquences", a-t-il ajouté, demandant notamment ce qu'il adviendrait des candidats instituteurs, puériculteurs ou enseignants étrangers qui auraient refusé de bénéficier du parcours d'intégration (toujours en projet). La cheffe de groupe MR Françoise Bertieaux, qui avait voté en 2002 une ouverture de la fonction publique aux non-Belges à Bruxelles, a justifié son refus actuel par la composition de son groupe parlementaire à l'époque - il intégrait les FDF qui, eux, soutiennent le texte actuel, a indiqué Caroline Persoons (FDF). En outre, l'ordonnance bruxelloise "n'a pas produit de résultats remarquables", selon Mme Bertieaux, pour qui d'ailleurs "seuls les imbéciles ne changent pas d'avis". Mohamed Daïf (PS) a en revanche plébiscité cette levée d'une "barrière discriminatoire", tandis que Barbara Trachte (Ecolo) soulignait les faveurs unanimes des pouvoirs organisateurs et des syndicats sur le sujet. "En ces temps de pénurie, pourquoi se priver de personnel compétent parce qu'il n'aurait pas la nationalité requise", a notamment demandé la ministre Simonet (cdH). La cheffe de groupe cdH Julie de Groote a quant à elle rappelé que les conditions d'exigence et d'excellence pédagogiques étaient préservées. Dans ce débat marqué par plusieurs hausses de ton entre députés s'indignant de procès d'intention réciproques, et par deux suspensions de séance, Marc Elsen (cdH) a dit vouloir comprendre "les réelles craintes" de l'opposition "qui ne sont pas ici exprimées". Le projet de décret doit encore être approuvé en séance plénière. (Belga)

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