Facilités en périphérie - Quatre particuliers se tournent vers les Nations-Unies

25/06/13 à 14:05 - Mise à jour à 14:05

Source: Le Vif

(Belga) Quatre particuliers francophones de la périphérie bruxelloise ont déposé plainte le 17 juin dernier devant le Conseil des Droits de l'homme des Nations-Unies avec l'appui juridique des FDF pour attirer l'attention des instances internationales sur les situations discriminantes qu'ils affirment subir du fait de leur appartenance linguistique.

Facilités en périphérie - Quatre particuliers se tournent vers les Nations-Unies

Selon le député-bourgmestre de Linkebeek, Damien Thiéry (FDF), il s'agit d'une première dans le sens où la démarche émane des citoyens dont les réclamations auprès de leurs élus locaux n'ont cessé depuis l'accord sur la réforme de l'Etat. Les plaignants évoquent une série de situations vécues dont ils attribuent l'existence à la mise en place de la frontière linguistique en 1963, et aux différents plans du gouvernement flamand qui se sont succédés pour afficher le caractère flamand de la périphérie sans reconnaissance du fait francophone et sans suivre les recommandations du Conseil de l'Europe et de plusieurs instances de l'Organisation des Nations Unies. Leur volonté est de pousser les instances internationales à se pencher à nouveau sur le sort et à peser le cas échéant sur le prochain débat électoral de 2014, en émettant leur avis non contraignant. Sont notamment dans le viseur des plaignants, les mesures qui limitent l'accès au logement pour les francophones qui ne peuvent démontrer une volonté suffisante d'apprendre le néerlandais et/ou un lien suffisant avec la commune du bien qu'ils veulent occuper; les restrictions à l'usage du français dans les relations entre les commerciales; ou encore les freins linguistiques activés par le VDAB vis-à-vis des demandeurs d'emploi francophones des communes à facilités, et par les autorités flamandes, dans l'envoi de PV pour infractions de roulage. Cela se solde souvent, disent-ils, par une note plus salée pur les francophones qui ont demandé une traduction. Dans cette liste non exhaustive, il est encore question du refus des autorités de tutelle à autoriser les élus communaux des communes à facilités à s'exprimer en français lors des séances du conseil communal. (Belga)

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