Facebook: il n'y a pas eu de bug, selon plusieurs spécialistes

25/09/12 à 17:42 - Mise à jour à 17:42

Source: Le Vif

(Belga) Plusieurs spécialistes des réseaux sociaux en France et à l'étranger contestent la réalité d'un bug sur Facebook dénoncé par des milliers d'utilisateurs, au point de conduire le gouvernement français à demander, mardi, des explications au site communautaire.

Facebook: il n'y a pas eu de bug, selon plusieurs spécialistes

Des milliers d'utilisateurs assurent mordicus depuis lundi que certains de leurs messages privés remontant à 3 ou 4 ans ont surgi sur l'espace public de leur page Facebook (la fonction "timeline", installée fin 2011, permet de revoir tout son historique d'utilisation depuis son inscription). Avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer pour un réseau social qui frise le milliard d'inscrits. "Le 11-Septembre de la vie privée n'a sans doute pas eu lieu", note Vincent Glad de Slate.fr, qui relève qu'une rumeur similaire avait vite été démentie en Finlande en 2011. Selon lui et d'autres spécialistes, deux éléments expliquent la panique qui a gagné certains utilisateurs français. "En 2008, il n'était pas possible de commenter les statuts Facebook, il fallait faire du 'wall-to-wall', une discussion scindée entre deux murs Facebook. Vu de nos yeux d'aujourd'hui, ces discussions décousues ressemblent à des messages privés", dit-il. "Ensuite, il y a une évolution des usages liée à la massification du réseau. Au départ (...) on n'a souvent que ses amis proches, d'où des propos parfois privés lancés en public. Puis quand arrivent les parents, les collègues et les ex, la page privée devient une agora publique, dans lequel tout propos privé devient incongru". "A l'époque, certains internautes n'avaient en effet pas compris que le wall n'était pas un espace privé", relève également Philippe Berry de 20Minutes. "C'est plus une histoire de psychologie que de vie privée. Nous avons oublié combien notre pratique de Facebook a changé en si peu de temps", note de son côté Katie Rogers sur le Guardian. (LOIC VENANCE)

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