Facebook comme outil de dénonciation des infractions routières?

20/10/11 à 11:58 - Mise à jour à 11:58

Source: Le Vif

Pour Vincent Van Quickenborne, ministre de l'Entreprise et la Simplification, la dénonciation des infractions routières via les réseaux sociaux, ne contrevient, en rien, au respect de la vie privée. Pas d'accord, réplique Christian Brotcorne, député fédéral cdH qui interrogera Stefaan De Clerck, ministre de la Justice, sur cette question.

Facebook comme outil de dénonciation des infractions routières?

Plus de 60% des Belges utilisent les sites de réseaux sociaux, selon une étude récente, ce qui représente environ 5,2 millions de Belges. Le réseau le plus utilisé chez nous est Facebook, avec 4,8 millions de membres belges, suivi de LinkedIn, Netlog et enfin Twitter.

"Ces réseaux sociaux permettent à leurs utilisateurs de partager leur humeur du moment, éventuellement accompagnée d'une photo ou d'un lien Internet, explique Christian Brotcorne dans un communiqué. Si la plupart du temps, ces interactions entre internautes se font dans une ambiance cordiale et sympathique, on peut néanmoins s'interroger, pour certaines publications, sur le respect de la vie privée. Ainsi, pour Monsieur Van Quickenborne, lui-même grand utilisateur des réseaux sociaux, publier une photo d'un conducteur coupable d'une infraction de la route ne contrevient en rien au respect de sa vie privée. Le ministre, qui a même été plus loin en diffusant les plaques d'immatriculation des chauffards, ajoute que la police néerlandaise elle-même incite les automobilistes à dénoncer anonymement les pirates de la route via son site Internet."

Or, selon la porte-parole de la Commission pour la protection de la vie privée, le numéro d'une plaque de voiture est une donnée à caractère personnel, car il y a la possibilité d'identifier son propriétaire.

Le député fédéral cdH, Christian Brotcorne, va donc interpeller, cet après-midi, le ministre de la Justice sur sa position par rapport à de telles pratiques. Stefaan De Clerck devra également expliquer comment la publication de photos montrant des infractions routières peut-elle aider la police dans ses enquêtes ou, au contraire, comment cette publication peut entraver le bon déroulement des enquêtes en cours ?

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