European Business Summit - Des plaintes seront déposées devant le Comité P

20/05/14 à 13:27 - Mise à jour à 13:27

Source: Le Vif

(Belga) Plusieurs organisations ont dénoncé mardi, lors d'une conférence de presse, "la disproportion et la violence" des méthodes de police employées pour mettre fin à la manifestation du 15 mai dernier contre la tenue de l'European Business Summit et les négociations de l'accord transatlantique entre l'Union européenne et les États-Unis (TTIP). Des plaintes seront déposées devant le Comité P, le comité permanent de contrôle des services de police.

Quelque 500 activistes de l'Alliance D19-20, qui rassemble des agriculteurs, citoyens, travailleurs, chômeurs ou encore artistes, s'étaient réunis jeudi dernier sur la Place Poelaert à Bruxelles. Ils s'étaient ensuite dirigés vers le Palais d'Egmont, où se tenait l'European Business Summit mais la police avait procédé à plus de 200 arrestations administratives. Selon la police Bruxelles-capitale Ixelles, les manifestants n'ont pas respecté les accords conclus avec les autorités communales, qui prévoyaient un cortège à l'angle de la place Poelaert et de la place du Luxembourg. "Nous avions indiqué par écrit à la police que nous voulions entourer le quartier de manière non violente", conteste Felipe Van Keirsbilck, secrétaire général de la CNE et coordinateur de la manifestation. "Les personnes ont été arrêtées alors qu'elles retournaient vers la place Poelaert. Il n'y a eu aucune violence ni dégradation de la part des manifestants." Sur la base de plusieurs témoignages, les associations et les participants à la manifestation dénoncent une "provocation policière organisée", le rôle du commissaire en charge de l'opération et des arrestations administratives illégales. "Les manifestants auraient dû être libérés immédiatement mais ça n'a pas été le cas", a ajouté Alexis Deswaef, président de la Ligue des Droits de l'Homme. "Des plaintes seront donc déposées auprès du Comité P et il faudra que ce dossier soit judiciarisé." La Ligue des Droits de l'Homme demande par ailleurs que l'identité des manifestants arrêtés administrativement ne figure pas dans la base de données de la police. L'Alliance D19-20 annonce de nouvelles manifestations lors des prochains réunions des négociations du traité transatlantique en juillet et en décembre. Selon l'organisation, le traité menace notamment les normes sociales et environnementales, les services publics et l'indépendance des États pour protéger leurs citoyens. (Belga)

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