Espionnage - Hollande dit avoir autorisé le survol de la France en apprenant que Morales était à bord

03/07/13 à 22:37 - Mise à jour à 22:37

Source: Le Vif

(Belga) Le président français François Hollande a affirmé mercredi à Berlin avoir "immédiatement" donné l'autorisation de survol de la France à l'avion transportant le président bolivien, Evo Morales quand il a appris que ce dernier était à bord de l'appareil.

"Il y avait des infos contradictoires sur les passagers qui étaient à bord", a dit M. Hollande. "Dès lors que j'ai su que c'était l'avion du président bolivien, j'ai donné immédiatement l'autorisation de survol" du territoire français, a-t-il ajouté. L'appareil, d'abord soupçonné de transporter l'informaticien américain Edward Snowden, avait été contraint d'atterrir à Vienne, provoquant un imbroglio diplomatique. Le chef de l'Etat français, qui participait à une réunion de 18 chefs d'Etat et de gouvernement européens sur le chômage des jeunes, s'exprimait alors que l'avion du président bolivien était parti pour la Bolivie après une escale technique à l'aéroport de Las Palmas, aux Canaries. Auparavant, l'appareil avait pu quitter la capitale autrichienne où il est resté bloqué pendant 13 heures, après s'être vu refuser l'entrée dans l'espace aérien de plusieurs pays européens, dont la France, en raison de rumeurs sur la présence à bord d'Edward Snowden. Le voyage a tourné à l'imbroglio diplomatique lorsque le président bolivien a déclaré mardi, en marge de sa visite à Moscou, que son pays était prêt à accueillir Edward Snowden, recherché pour espionnage par les Etats-Unis. Selon la Bolivie, plusieurs pays européens ont alors refusé dans un premier temps que l'avion d'Evo Morales traverse leur espace aérien, soupçonnant que l'informaticien américain se trouvait à bord. Une centaine de manifestants ont brûlé mercredi des drapeaux français à La Paz, et lancé des pierres contre l'ambassade de France en Bolivie, en réaction au refus de la France de laisser Morales franchir son espace aérien. En représailles, le Parlement bolivien va en outre demander l'expulsion du pays des ambassadeurs de France, du Portugal et d'Italie. (Belga)

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