Eric Van Rompuy en a assez des attaques de la N-VA contre le CD&V

10/10/12 à 18:12 - Mise à jour à 18:12

Source: Le Vif

(Belga) Le député flamand Eric Van Rompuy (CD&V) s'en est pris mercredi à la N-VA et aux "attaques frontales" que celle-ci lancerait contre les chrétiens démocrates flamands, en particulier sur la réforme de l'Etat et la politique fiscale.

Eric Van Rompuy en a assez des attaques de la N-VA contre le CD&V

Le bouillant parlementaire n'en est pas à sa première passe d'armes avec les nationalistes flamands. Interrogé par la VRT, il a dit cette fois-ci sa lassitude à propos de l'accusation répétée à tout bout de champ par la N-VA d'un CD&V "vendu à Bruxelles". Quant à l'appellation de "gouvernement de taxe" dont les nationalistes affublent l'équipe Di Rupo (dans laquelle les chrétiens démocrates détiennent le portefeuille des Finances), elle le hérisse. "Ce qui m'énerve particulièrement, c'est que la N-VA nous attaque continuellement à propos d'un gouvernement francophone de taxe. Alors que le ministre Muyters (N-VA, en charge du budget au gouvernement flamand) plaide en faveur de taxes plus fortes dans les communes rurales", a expliqué M. Van Rompuy. Aux yeux du parlementaire, l'attitude de la N-VA risque de causer des problèmes au sein du gouvernement flamand. "Cette ambiguïté ne peut plus durer. S'ils continuent à attaquer le CD&V de manière frontale, ce ne sera plus tenable", a-t-il averti. Au parlement flamand, des déclarations de Philippe Muyters ont été au centre des débats mercredi. Interrogé dans "De Morgen", il a laissé entendre que les personnes faisant le choix d'habiter dans des coins reculés devaient en assumer les conséquences financières. "Celui qui, par exemple, choisit d'habiter seul loin de tout le sentira dans son porte-monnaie", a-t-il déclaré. Le CD&V est monté au créneau pour dénoncer ces propos. Le député Jan Verfaille a parlé d'une "taxe Muyters" et Lode Ceyssens a demandé au ministre de retirer ses propos. M. Muyters s'est défendu des accusations portées contre lui: il n'est pas question de taxer davantage les gens qui partent vivre dans des endroits reculés, a-t-il affirmé. "Ni maintenant, ni plus tard". (MUA)

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