Équateur: Correa change d'avis et envisage de se représenter en 2017

01/03/14 à 22:33 - Mise à jour à 22:33

Source: Le Vif

(Belga) Le président d'Équateur, Rafael Correa, a annoncé samedi la possibilité de se représenter en 2017, contrairement à son précédent engagement, afin de faire barrage à la droite.

Équateur: Correa change d'avis et envisage de se représenter en 2017

"Je crois qu'il est de mon devoir de revoir ma décision sincère de ne pas briguer ma réélection", a déclaré M. Correa, dans son programme radiophonique, après le revers subi dimanche dernier aux élections locales par sa majorité qui a notamment perdu la mairie de Quito. Au pouvoir depuis 2007, ce dirigeant socialiste, l'une des figures de la gauche latino-américaine, a été réélu en février 2013 pour un mandat de quatre ans, le dernier que lui autorise la loi. Son parti Alianza Pais, qui dispose de la majorité absolue au Congrès, entend déposer un amendement constitutionnel qui lui permettrait de se représenter. "Nous ne permettrons pas à la droite internationale de s'approprier l'État", a justifié le président. "Nous sommes prêts à aller défendre démocratiquement notre révolution citoyenne", a-t-il encore ajouté. L'actuelle Constitution, que M. Correa avait lui-même fait adopter en 2008 par référendum, n'offre le droit d'être réélu consécutivement qu'une seule fois pour toutes les charges publiques, dont celle du président. "Il faut commencer à réfléchir à débattre sérieusement des restrictions que nous avions prévues pour la réélection", a-t-il souligné. Après sa dernière élection, le chef de l'État, âgé de 50 ans, avait affirmé qu'il ne chercherait pas à changer la loi pour se maintenir au pouvoir, affichant même l'intention de vivre en Belgique, le pays de son épouse, à la fin de son mandat. Plus récemment, il avait semblé revenir sur cette idée, sur le ton de la plaisanterie ou de défi lancé aux médias privés, avec lesquels le dirigeant socialiste est en conflit ouvert, leur reprochant de chercher à renverser son gouvernement. En Amérique latine, plusieurs dirigeants de gauche ont déjà fait modifier la Constitution afin de pouvoir se représenter, le dernier en date étant Daniel Ortega au Nicaragua. (Belga)

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