Pollution à Bruxelles : 13% de véhicules diesel et la moitié des émissions de black carbon en moins d'ici 2020

05/07/16 à 14:42 - Mise à jour à 14:28

Source: Belga

La mise en place d'une zone à basse émission de polluants atmosphériques à l'échelle de l'ensemble de la Région bruxelloise se traduira, d'ici 2020, par la disparition forcée des rues de la capitale de 20.000 véhicules "passagers" et de 27.000 véhicules "utilitaires" diesel bruxellois, sur un total de 370.000, soit 13%, a affirmé mardi matin la ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Fremault.

Pollution à Bruxelles : 13% de véhicules diesel et la moitié des émissions de black carbon en moins d'ici 2020

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Les émissions des différents polluants diminueront de manière importante d'ici 2020, en particulier pour le "black carbon", qui sert de support aux autres polluants et dont la baisse a été évaluée par Bruxelles Environnement à 53,5%, a ajouté la ministre, longuement interpellée par les députés de la commission de l'Environnement du parlement bruxellois.

Le mini-débat ouvert dans ce contexte n'a révélé aucune opposition fondamentale à la mise en place d'une zone de basses émissions. A l'image d'Arnaud Pinxteren (Ecolo), d'Annemie Maes (Groen) et de Liesbeth Dhaene (N-VA), l'opposition a davantage concentré ses questions sur la mise en oeuvre opérationnelle d'une mesure qui n'en est qu'au stade de l'avant-projet, sur son timing et sur son financement.

Dans le camp libéral, Anne-Charlotte d'Ursel (MR) a même abondé dans le sens de l'initiative gouvernementale en coupant les ailes à un canard sur un point: l'instauration d'une telle zone ne pénalise davantage un public socialement fragilisé et réputé à tort détenteur de véhicules plus anciens et polluants, du moins si l'on s'en réfère à des études menées à l'étranger.

Dans la majorité, on retiendra notamment l'intervention de Pierre Kompany (cdH) qui a redit l'opposition ferme de sa formation à l'élargissement du Ring qui risque de mettre à mal les objectifs de base du Plan Air Climat Energie et en particulier le projet de zone de basses émissions.

En 2020, moment où les véhicules diesel Euro 0, 1, 2 et 3 ne pourront plus circuler dans Bruxelles, approximativement 20.000 véhicules "passagers" diesel bruxellois et 27.000 véhicules "utilitaires" bruxellois seront concernés par la mesure. Pour les véhicules essence, on parle du chiffre de 3.500 (sur 170.000, soit 2%), "un chiffre beaucoup plus faible et ce, sachant que les critères d'accès sont moins stricts et que les voitures de collection de plus de 30 ans - à très grande majorité des véhicules essence bénéficieront d'une dérogation", a expliqué Mme Fremault, rappelant que l'avant-projet prévoyait une listes de dérogations (e.a. les camions de plus de 3,5 tonnes; les motos, tracteurs, véhicules prioritaires, les camping-cars, les corbillards, les ambulances, une série de véhicules avec cartes PMR, les oldtimers, ...).

Par ailleurs, la mise à jour par Bruxelles Environnement d'une étude sur l'impact de l'instauration d'une zone basses émissions a révélé que pour l'année 2020, à mi-parcours des mesures progressives de restriction et par rapport aux émissions réelles de 2014, les émissions diminueront de 27% pour les oxydes d'azote, 53,5 % pour le "black carbon", 19,8 % pour les PM2.5, et 7,9 % pour les PM10, a encore dit la ministre.

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