Les propriétaires de chats n'acceptent pas la véritable nature de leur félin

30/06/15 à 14:42 - Mise à jour à 14:42

Source: Knack

À en croire une étude britannique, les propriétaires de chats préfèrent détourner les yeux de la nature carnassière de leur animal. Les protecteurs de la nature sont d'avis qu'il est plus difficile de modifier le comportement d'un propriétaire que celui de son chat.

Les propriétaires de chats n'acceptent pas la véritable nature de leur félin

© iStock

On sait déjà que les chats sont néfastes pour la population de souris et d'oiseaux. Les chats domestiques ont en effet la réputation de tuer pour le plaisir. Dans le cadre d'une étude parue dans le magazine Ecology and Evolution, des chercheurs britanniques se sont demandé si les propriétaires de chats étaient prêts à garder leurs animaux domestiques à l'intérieur, afin de donner plus de chances de survie à la faune sauvage.

Les scientifiques ont étudié les chats de deux villages britanniques, Mawnan Smith en Cornouailles et Thornhill près de Stirling. Même si les propriétaires de chats sont plus ou moins au courant de la nature carnassière de leur animal domestique, ils évaluent nettement moins bien le nombre de victimes.

Quelle que soit la quantité de proies ramenées par leur chat, la majorité des propriétaires ne trouvaient pas que le comportement de leur félin nuisait à la population de petits animaux dans la vie sauvage.

"Pas mon chat"

"Notre étude démontre que les propriétaires de chats ne sont pas d'accord que leurs félins menacent les animaux sauvages dans nos jardins, parcs et champs" explique Jenni McDonald du Centre pour l'Écologie et la Préservation de la nature de l'Université d'Exeter.

"L'étude montre comme il est difficile de modifier le comportement de propriétaires de chats" explique Matthew Evans, professeur en écologie à la Queen Mary University de Londres et coauteur de l'étude. "Si les propriétaires de chats nient les conséquences du comportement de leur chat ou trouvent qu'il s'agit d'un élément naturel de l'écosystème, la situation se complique pour les protecteurs de la nature qui veulent limiter les victimes des prédateurs".

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