Les négociations sur le climat, un véritable concours d'éloquence

13/12/15 à 10:25 - Mise à jour à 10:25

Source: Afp

En marge des négociations à huis clos sur le climat, des personnalités de tous les horizons ont rivalisé d'éloquence pour plaider en faveur d'un accord permettant d'enrayer l'emballement du thermomètre mondial.

Les négociations sur le climat, un véritable concours d'éloquence

© REUTERS

Emphatiques

"Si nous sauvons Tuvalu, nous sauverons le monde!" - Enele Sosene Sopoaga, Premier ministre de Tuvalu.

"L'heure est venue de répondre à l'appel de l'Histoire" - Christiana Figueres, responsable climat à l'Onu.

"Il est rare d'avoir dans une vie l'occasion de changer le monde, vous avez cette occasion-là, de changer le monde. Saisissez-la pour que vive la planète, vive l'Humanité et vive la vie" - François Hollande, président français.

Menaçants

"La catastrophe climatique nous guette" - Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU.

"En modifiant le climat, nous devenons les architectes de notre propre destruction" - le Prince Charles.

"C'est la fin de la route, et il n'y a pas de plan B" - Bianca Jagger, militante des droits de l'Homme et de l'Environnement.

"Si ça continue, ce ne seront plus des scientifiques qui se pencheront sur le climat mais des archéologues..." un représentant de la Barbade, Etat insulaire des Caraïbes, cité par un observateur.

Littéraires

"Comme disait Nelson Mandela, ça a toujours l'air impossible jusqu'à ce que ce soit fait" - Nozipho Mxakato-Diseko, ambassadrice sud-africaine et porte-parole des pays pauvres et émergents.

"J'ai lu un article qui comparait ces négociations à un feuilleton télé: chaque épisode est dramatique et excitant, mais si vous décrochez pendant des années, vous retrouverez la série là où vous l'avez laissée: avec les mêmes personnages impliqués dans les mêmes querelles" - John Kerry, secrétaire d'Etat américain

"Napoléon disait qu'une armée marche à l'estomac, c'est la même chose pour les armées de négociateurs" - Daniel Reifsnyder, co-président des débats la première semaine.

Personnels

"Je refuse de rentrer à la maison sans un accord me permettant de regarder mes enfants dans les yeux et de leur dire: "Papa est rentré, j'ai un bon accord pour vous" - Tony de Brum, ministre des Affaires étrangères des îles Marshall.

"Toute la planète devrait remercier Chavez pour son 'no' à Copenhague (...). C'était pour le monde ait un meilleur accord (...) La seule chose que je regrette, c'est qu'il ne soit pas ici" - Claudia Salerno, négociatrice du Venezuela.

Métaphoriques

"Il faut tous les ingrédients et les assaisonnements pour réaliser une recette. La semaine prochaine, on passe en cuisine et on entame la cuisson" - Su Wei, négociateur chinois, sur les étapes de la négociation.

"Tous les +avions+ toujours en l'air peuvent atterrir sans encombre au Bourget, mais il pourrait encore y avoir des incidents et même un crash ici et là, si nous ne sommes pas prudents", Tony La Vina, porte-parole de la délégation philippine.

Sobre

"Je regarde la salle, je vois que la réaction est positive, je n'entends pas d'objection, l'accord de Paris pour le climat est adopté!", Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et président de la COP21.

Avec AFP

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